La multirisque professionnelle réunit trois contrats en un : vos biens, votre
responsabilité envers les tiers, et votre chiffre d'affaires pendant l'arrêt. Sa
qualité ne se juge pas au nombre de garanties mais à deux lignes — le capital
mobilier déclaré et la clause de vétusté. Ce sont elles qui décident du montant du
chèque.
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La multirisque professionnelle — souvent abrégée MRP — n'est pas une garantie mais un
assemblage. Elle réunit sous une seule police, une seule échéance et un seul
interlocuteur trois natures de risque qui n'ont rien à voir entre elles.
Les dommages à vos biens. Incendie, explosion, dégât des eaux,
tempête, bris de glace, dommages électriques, vol : la garantie répare ce qui vous
appartient — aménagements, mobilier, matériel, marchandises, et le bâtiment si vous
en êtes propriétaire.
La responsabilité civile d'exploitation. Elle indemnise les tiers
que votre activité a lésés : un client blessé dans vos locaux, un dégât des eaux
chez le voisin, un dommage causé chez un client lors d'une intervention.
La perte d'exploitation. Elle compense la marge perdue et les
charges qui continuent à courir pendant que vous ne produisez plus. C'est la seule
des trois qui protège l'entreprise elle-même, et c'est la plus souvent absente.
Ne pas confondre avec la RC professionnelle. La RC d'exploitation
couvre les dommages causés par votre activité matérielle : quelqu'un glisse,
un objet tombe, une canalisation fuit et endommage le local du voisin — sans ce dommage
causé à un tiers, il ne s'agit que d'un dégât des eaux chez vous, qui relève de la
garantie dommages et non de la responsabilité civile. La
RC professionnelle couvre
les conséquences de vos prestations intellectuelles : un conseil erroné, un
retard, une erreur de conception. Deux garanties distinctes, deux sinistres qui n'ont
rien à voir, et la seconde n'est pas incluse d'office dans une MRP.
Le capital mobilier : la ligne qui décide de tout
C'est le chiffre le plus important du contrat, et celui qui est le plus souvent posé
une fois puis jamais revu. Il représente ce qu'il faudrait dépenser pour reconstituer
l'ensemble de vos biens après un sinistre total : aménagements, agencements,
installations techniques, mobilier, matériel informatique, outillage, stock.
Deux erreurs de méthode reviennent systématiquement.
Partir de la valeur comptable. Un matériel amorti à zéro figure
pour rien au bilan et coûte pourtant son prix de marché à racheter. La comptabilité
mesure ce que le bien a coûté, l'assurance mesure ce qu'il coûterait à remplacer :
ce sont deux questions différentes.
Oublier les aménagements. Cloisons, faux plafonds, comptoir,
vitrine, climatisation, réseau informatique, enseigne : quand ils ont été financés
par l'entreprise, ils lui appartiennent et doivent figurer à son contrat, pas à
celui du propriétaire des murs. C'est souvent le poste le plus lourd d'un local
commercial, et c'est celui qu'on oublie parce qu'il ne se déplace pas.
Ce que coûte une sous-évaluation : l'indemnité est réduite dans la
proportion entre ce qui est déclaré et ce qui existe réellement — et cette réduction
s'applique aussi aux sinistres partiels, pas seulement au sinistre total. Un local
déclaré pour la moitié de sa valeur est indemnisé de moitié sur un simple dégât des
eaux. Le même mécanisme, appliqué à un stock dont la valeur varie, est détaillé sur
notre page entrepôt
et logistique.
La parade tient en une habitude : passer le local en revue une fois par an, en même
temps que le bilan, et remonter les acquisitions de l'année. Un quart d'heure, une
fois par an, supprime le seul risque de ce contrat que vous maîtrisez entièrement.
Valeur à neuf ou vétusté déduite
C'est la deuxième ligne qui décide du montant du chèque, et elle est presque toujours
lue après le sinistre plutôt qu'avant. Par défaut, l'assureur indemnise en
valeur d'usage : il prend le prix du bien neuf et en déduit la
vétusté, c'est-à-dire l'usure liée à l'âge. Un ordinateur de six ans, une vitrine de
quinze ans ou une climatisation de dix ans ne donnent pas droit à leur équivalent
neuf.
La clause de valeur à neuf comble tout ou partie de cet écart. Trois
choses à vérifier lorsqu'elle figure au contrat :
sa limite, généralement exprimée en pourcentage de la valeur du
bien — au-delà d'un certain âge, la vétusté redevient déductible ;
sa condition de remplacement effectif : le complément n'est versé
que si le bien est réellement racheté, dans un délai fixé au contrat ;
son périmètre : elle vise souvent le matériel et les aménagements,
rarement le bâtiment, presque jamais le stock.
Sur une activité qui repose sur du matériel qui vieillit vite — informatique, froid,
équipement technique — c'est la clause au meilleur rapport entre ce qu'elle coûte et
ce qu'elle rapporte le jour où elle sert.
Le bâti ancien du centre-ville
Une part importante des locaux professionnels marseillais occupe des immeubles
anciens : rez-de-chaussée commerciaux du centre, bureaux dans des immeubles de
rapport, ateliers reconvertis. Ce n'est pas un obstacle à l'assurance, mais c'est un
paramètre que l'assureur regarde de près, pour des raisons concrètes.
Les réseaux d'eau. Colonnes communes vétustes, absence de vanne de
coupure propre au local, canalisations encastrées non repérées : le dégât des eaux
est, de loin, le sinistre le plus fréquent de ces immeubles. Il vient rarement de
chez vous, et il vous coûte quand même une immobilisation.
L'électricité. Des installations reprises par tranches successives,
sans mise à jour du tableau ni de la protection différentielle, expliquent une part
des sinistres incendie et dommages électriques.
La copropriété. Un sinistre qui vient des parties communes met en
jeu l'assurance de l'immeuble, celle du propriétaire et la vôtre. Savoir qui déclare
quoi, et à qui, fait gagner des semaines — c'est précisément le rôle de l'agent
général qui suit les trois contrats.
Dégâts des eaux et inondation : deux régimes
La confusion est constante, et elle coûte des délais de déclaration. Il s'agit de deux
mécanismes différents.
Le dégât des eaux ordinaire — fuite, rupture de canalisation,
infiltration, débordement chez un voisin — relève de la garantie courante du contrat.
Il se déclare dans le délai contractuel habituel, et met souvent en jeu une recherche
de responsabilité entre occupants d'un même immeuble.
L'inondation par phénomène naturel d'intensité anormale relève du
régime des catastrophes naturelles : la garantie ne se déclenche
qu'après publication d'un arrêté, elle s'accompagne d'une franchise légale que
l'assureur ne peut pas supprimer, et le délai de déclaration court à partir de cette
publication, pas à partir du sinistre.
Cette franchise mérite d'être connue avant le sinistre, parce qu'elle surprend
toujours : sur les biens professionnels, elle est fixée par l'État à
10 % des dommages matériels directs, avec un minimum légal, et elle
s'applique par établissement sinistré. Ce n'est pas un tarif d'assureur mais un
barème réglementaire — aucun contrat, quel qu'en soit le prix, ne peut la racheter.
Sur un dommage à 200 000 €, la part qui reste à votre charge se compte donc en
dizaines de milliers d'euros, et c'est précisément le trou que la trésorerie doit
pouvoir absorber.
Les secteurs à regarder à Marseille : les abords de
l'Huveaune et du Jarret, ainsi que les points bas
où le ruissellement se concentre lors des épisodes méditerranéens — un phénomène qui
n'a rien à voir avec la crue d'un cours d'eau et qui touche des adresses qu'on ne
croit pas exposées. Avant de signer un bail, la carte d'exposition de l'adresse
mérite d'être consultée : le loyer d'un local en point bas ne dit rien du coût d'un
redémarrage.
Quand l'exposition est réelle, la réponse n'est pas seulement assurantielle : surélever
les stockages, déplacer les serveurs et les tableaux électriques, prévoir des batardeaux.
Ces mesures pèsent sur la tarification, mais elles pèsent surtout sur la durée de
l'arrêt d'activité — donc sur la garantie qui suit.
Vol et vandalisme : des conditions, pas des conseils
La garantie vol est celle qui comporte le plus de conditions, et elles sont
systématiquement lues après coup. Elles figurent aux conditions particulières et
portent sur des points vérifiables : la nature des fermetures et leur usage effectif
en dehors des heures d'ouverture, la présence et la mise en service d'une alarme ou
d'une télésurveillance, le rangement des valeurs et de certains stocks, parfois la
protection des vitrines.
Deux distinctions utiles. Le vol sans effraction — vol à
l'esbroufe, détournement par un salarié — relève d'une garantie séparée quand elle
existe. Le vandalisme et les dégradations, y compris les bris de
vitrine sans soustraction de marchandise, ne sont pas toujours inclus dans la garantie
vol : c'est une ligne à vérifier explicitement sur un local de rue.
La responsabilité civile d'exploitation
Elle passe inaperçue tant qu'elle ne sert pas, puis elle devient le poste le plus
lourd du contrat. Elle indemnise les tiers lésés par l'activité matérielle de
l'entreprise : un client qui chute dans le local, une enseigne qui se détache, un
dégât des eaux qui atteint le commerce voisin, un dommage causé chez un client lors
d'une livraison ou d'une intervention.
Trois extensions méritent d'être demandées explicitement, parce qu'elles ne figurent
pas toujours dans les formules d'entrée : les dommages aux biens confiés
lorsque vous détenez du matériel appartenant à vos clients, la
RC après livraison pour les activités qui vendent ou installent, et la
RC des sous-traitants lorsque vous faites intervenir des tiers en
votre nom.
Durée d'indemnisation réaliste, pas 12 mois par défaut
À quoi s'ajoutent, selon l'activité, la
RC professionnelle dès qu'il
y a du conseil ou de la prestation intellectuelle, la
protection cyber
dès que l'activité s'arrête si l'informatique s'arrête, et le contrat
flotte
automobile au-delà de trois véhicules.
Trois situations qui reviennent
Les trois situations qui suivent sont des exemples pédagogiques, pas
des dossiers de l'agence. Elles décrivent les mécanismes qui font qu'un sinistre
couvert sur le principe se règle mal dans les faits — presque toujours une ligne du
contrat qu'on n'a pas relue depuis des années.
Le capital mobilier resté au niveau de l'ouverture
Un commerce assure son mobilier et son matériel pour le montant déclaré le jour
de l'ouverture. Cinq ans plus tard, l'agencement a été refait, le matériel
renouvelé, mais le capital du contrat n'a jamais bougé. Après un incendie partiel,
l'expert évalue les biens présents bien au-dessus du capital assuré.
Ordre de grandeur : quand un contrat prévoit la règle
proportionnelle de capitaux, l'indemnité est réduite dans la proportion du capital
déclaré sur la valeur réelle — sous-déclarer de moitié, c'est être indemnisé de
moitié, y compris sur un petit sinistre.
Le comptoir remboursé à sa valeur du jour
Un dégât des eaux détruit un agencement de dix ans. Le contrat indemnise
vétusté déduite : l'expert part de la valeur de remplacement à neuf, puis
retranche l'usure. Le commerçant, lui, doit racheter du neuf, parce que
l'agencement d'origine ne se fabrique plus.
Ordre de grandeur : sur du mobilier ancien, l'écart entre le
neuf et la valeur vétusté déduite se compte en milliers d'euros, et c'est
exactement ce que couvre une clause de valeur à neuf quand elle figure au contrat.
Le rideau métallique en panne depuis trois semaines
Un local est cambriolé de nuit par la vitrine. Le contrat garantit le vol, mais
il subordonne cette garantie à des moyens de protection précis, énumérés aux
conditions particulières. Le rideau était hors service depuis trois semaines et
l'assureur n'en avait pas été informé.
Ordre de grandeur : lorsqu'un moyen de protection est stipulé
comme condition de la garantie vol, son absence au moment du sinistre se discute
— d'où l'intérêt de signaler une panne durable par écrit plutôt que d'attendre le
sinistre pour découvrir la clause.
Ces trois mécanismes ne se voient pas sur un tarif : ils se lisent dans les
conditions particulières. C'est précisément ce qu'on regarde en rendez-vous, contrat
en main, avant de parler d'un quelconque montant.
Ce qui fait varier le prix
Nous ne publions pas de fourchette. Deux commerces voisins, de même surface, peuvent
présenter des primes sans commune mesure selon leur activité et l'état de leur
immeuble, et un chiffre affiché ici ne ferait que déplacer la déception au moment du
devis. Ce qui pèse réellement :
l'activité exercée : c'est le premier critère, avant même la surface ;
la surface, l'étage et la configuration du local ;
la nature et l'ancienneté du bâti, l'état des réseaux d'eau et de l'installation électrique ;
les capitaux déclarés et la présence ou non d'une clause de valeur à neuf ;
la valeur du stock détenu et sa variation dans l'année ;
les protections contre le vol et l'incendie effectivement en place ;
l'exposition du secteur aux risques naturels, notamment le ruissellement ;
la durée d'indemnisation retenue en perte d'exploitation ;
les franchises et la sinistralité des trois derniers exercices.
Ces critères ne s'estiment pas au téléphone : la surface réelle, le voisinage et
l'état de l'installation se constatent sur place. Nous passons voir le local, nous
lisons votre contrat en cours, puis nous chiffrons — dans cet ordre, et sans
engagement.
FAQ — 10 questions sur la multirisque professionnelle
Que couvre exactement une multirisque professionnelle ?
Trois ensembles réunis dans un seul contrat : les dommages à vos biens (bâtiment ou aménagements, mobilier, matériel, marchandises), la responsabilité civile pour les dommages causés aux tiers du fait de votre exploitation, et la perte d'exploitation qui compense l'arrêt d'activité. C'est le contrat socle de toute entreprise qui occupe un local, quel que soit son métier.
La multirisque professionnelle est-elle obligatoire ?
La loi ne l'impose pas en tant que telle, mais votre bail commercial l'exige presque toujours : dès lors qu'une clause d'assurance y figure — et c'est le cas de la quasi-totalité des baux —, le bailleur est fondé à réclamer l'attestation chaque année, et son absence est un manquement contractuel. Surtout, ne pas être assuré ne dispense de rien : un incendie parti de chez vous et propagé à l'immeuble voisin peut engager votre responsabilité, selon sa cause et le régime applicable, avec ou sans contrat. L'obligation réelle est économique avant d'être légale.
Locataire, dois-je assurer le bâtiment ou seulement mon matériel ?
Vous assurez vos biens propres — aménagements, mobilier, matériel, marchandises — et votre responsabilité envers le propriétaire pour les dommages causés au local, ce qu'on appelle les risques locatifs. Le bâtiment lui-même relève en principe de l'assurance du propriétaire — sauf clause contraire du bail, et les baux commerciaux mettent fréquemment cette charge sur le preneur. C'est donc le bail qui tranche, pas l'usage. La zone de friction porte sur les aménagements que vous avez financés : ils doivent figurer à votre contrat, pas au sien.
Comment estimer correctement mon capital mobilier et matériel ?
En partant de ce qu'il faudrait dépenser pour tout racheter aujourd'hui, pas de la valeur comptable après amortissement. Un matériel amorti à zéro se remplace au prix du marché. La méthode qui fonctionne consiste à parcourir le local pièce par pièce en listant ce qui devrait être reconstitué après un sinistre total, aménagements et installations techniques compris.
Que se passe-t-il si j’ai sous-évalué mes biens ?
L'indemnité est réduite dans la proportion entre la valeur déclarée et la valeur réelle, y compris sur un sinistre partiel : déclarer la moitié, c'est être indemnisé de la moitié même sur un dommage limité. C'est le mécanisme le plus fréquent de déception après sinistre, et le seul qui se corrige entièrement à l'avance, en quelques minutes de revue annuelle.
Quelle différence entre valeur à neuf et indemnisation avec vétusté ?
Sans clause particulière, l'assureur déduit la vétusté : un matériel de huit ans est indemnisé à sa valeur d'usage, pas à son prix de remplacement. La clause de valeur à neuf comble tout ou partie de cet écart, généralement dans une limite exprimée en pourcentage et sous condition de remplacement effectif. Sur du matériel qui vieillit vite, c'est la clause la plus rentable du contrat.
Mon local est dans un immeuble ancien du centre : est-ce un problème ?
Ce n'est pas un obstacle, c'est un paramètre. Réseaux d'eau vétustes, colonnes communes, absence de coupure individuelle, électricité reprise par tranches : la fréquence des dégâts des eaux et des dommages électriques y est plus élevée qu'en construction récente. L'assureur en tient compte dans la tarification et peut demander des mesures précises, mais le risque reste assurable.
Suis-je couvert si mon local est inondé ?
Les inondations relevant d'un phénomène naturel d'intensité anormale sont couvertes par le régime des catastrophes naturelles, qui se déclenche par arrêté et comporte une franchise légale : sur les biens professionnels, 10 % des dommages matériels directs avec un minimum fixé par l'État, qu'aucun contrat ne peut racheter. En dehors de ce régime, les dégâts des eaux d'origine locative ou de voisinage relèvent de la garantie ordinaire du contrat. Ce sont deux mécanismes distincts, avec deux délais de déclaration distincts.
Le vol est-il couvert dans les mêmes conditions partout ?
Non. La garantie vol est assortie de conditions de protection qui figurent aux conditions particulières : nature des fermetures, alarme, télésurveillance, mise en sécurité des valeurs et du stock hors des heures d'ouverture. Ces conditions ne sont pas des recommandations, elles conditionnent l'indemnisation. Le vandalisme et les dégradations sans effraction relèvent souvent d'une garantie séparée.
Combien coûte une multirisque professionnelle à Marseille ?
Il n'existe pas de tarif de référence. La prime se construit sur l'activité, la surface, la nature et l'ancienneté du bâti, les capitaux déclarés, la présence de stock, les protections contre le vol et l'incendie, l'exposition aux risques naturels du secteur, les garanties retenues et la sinistralité passée. Le chiffre sort d'une visite du local et d'une lecture du contrat en cours.
Quand avez-vous revu votre capital mobilier pour la dernière fois ?
C'est la première chose que nous vérifions. Apportez votre contrat en cours et la
liste de vos immobilisations : en une lecture, nous vous dirons si votre local est
déclaré pour ce qu'il vaut et si la vétusté vous sera déduite. Sans engagement.
Ce rendez-vous n'a pas besoin d'avoir lieu dans une agence. Nous nous
déplaçons dans vos locaux, et c'est presque toujours plus utile : la surface réelle, le
voisin du dessus, l'état de l'installation électrique et ce que dit votre bail se
constatent sur place. Trois questions posées dans vos murs valent dix au téléphone.