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Allianz Nogaro & Boetti — deux agences à Marseille depuis 2001 Espace client · Corniche 7ᵉ : 04 91 59 10 00 · La Rouvière 9ᵉ : 04 91 59 10 54

Assurance à Marseille 10ᵉ et 12ᵉ

Dans un quartier de maisons, le risque le plus mal couvert n'est pas un dommage que vous subissez : c'est une dette envers un voisin. Trois régimes du Code civil vous rendent responsable sans aucune faute de votre part, et c'est une seule ligne de votre contrat habitation qui les porte tous les trois.

★★★★★ 4,9/5 — 102 avis (Corniche) Deux agences au sud de Marseille Sans engagement : lecture de contrat
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Pourquoi cette page existe, et ce qu'elle ne redira pas

La Capelette, Saint-Loup, Menpenti, Saint-Barnabé, Montolivet, Les Caillols, Les Trois-Lucs, La Valentine : les 10ᵉ et 12ᵉ arrondissements forment le Marseille des maisons de ville, des petits lotissements et des copropriétés de deux ou trois immeubles. On y vit derrière un portail, avec un jardin, un chien, un garage — et des voisins à quelques mètres.

C'est cette configuration, et elle seule, qui justifie une page. Non pas parce que les garanties y seraient différentes — elles ne le sont pas — mais parce qu'elle expose à un type de risque que l'habitat collectif dilue et que l'habitat isolé ignore : la responsabilité envers des gens qu'on n'a pas choisis.

Et sur ce terrain, le droit français réserve une surprise. Dans les trois situations les plus ordinaires d'un quartier pavillonnaire, vous êtes responsable de plein droit : la victime n'a pas à démontrer que vous avez mal agi, seulement que le dommage vient de vous, de votre animal ou de votre installation.

  1. Le voisinage — un trouble qui dépasse les inconvénients normaux, depuis 2024 inscrit à l'article 1253 du Code civil.
  2. L'animal — l'article 1243, qui vous rend responsable même quand l'animal s'est échappé.
  3. Les choses que vous avez sous votre garde — l'article 1242, qui rattrape tout ce qu'on ajoute à une maison, panneaux et borne de recharge compris.
Ce que cette page ne réécrira pas. L'inondation de l'Huveaune et du Jarret, le régime des catastrophes naturelles, la maison individuelle et sa piscine : tout cela est traité en entier ailleurs sur ce site, et les liens sont plus bas. En donner ici des versions courtes ne vous servirait à rien.

Le trouble anormal de voisinage : responsable sans faute

C'est un principe que les tribunaux appliquaient depuis plus d'un siècle sans qu'aucun texte ne le porte. Il est désormais écrit : celui qui cause un trouble excédant les inconvénients normaux de voisinage est responsable de plein droit du dommage qui en résulte. Le Code civil l'énonce depuis avril 2024.

Les mots comptent. « De plein droit » signifie qu'il n'y a pas de faute à établir. Vous pouvez avoir respecté toutes les règles d'urbanisme, obtenu toutes les autorisations, agi de la meilleure foi du monde : si le trouble dépasse ce qu'un voisin doit normalement supporter, vous en répondez. C'est un régime rare en droit français, et il s'applique à des situations qui n'ont rien d'exceptionnel dans un quartier de maisons.

Le texte prévoit une exonération, et elle est remarquable. La responsabilité n'est pas engagée lorsque le trouble provient d'une activité antérieure à l'installation de celui qui s'en plaint — à condition que cette activité soit conforme aux lois et règlements et qu'elle se poursuive dans les mêmes conditions, ou dans des conditions nouvelles qui n'aggravent pas le trouble. Autrement dit, celui qui vient s'installer à côté de quelque chose ne peut pas reprocher à ce quelque chose d'exister. La règle joue dans les deux sens, et elle fait de la date d'entrée en possession une pièce du dossier.

Ce que cela change pour votre assurance est simple à formuler et désagréable à découvrir : la responsabilité civile vie privée de votre contrat habitation est la garantie qui répond, et elle comporte souvent des exclusions ou des limitations visant les troubles répétés ou permanents, par opposition à l'événement accidentel. C'est le point exact à faire vérifier sur vos conditions générales, avant qu'un litige n'existe.

L'animal engage son maître, même égaré, même échappé

Le Code civil est ici d'une netteté qui ne laisse aucune place à l'interprétation : le propriétaire d'un animal, ou celui qui s'en sert pendant qu'il est à son usage, est responsable du dommage que l'animal a causé — que l'animal ait été sous sa garde, ou qu'il se soit égaré ou échappé.

Cette dernière incise mérite qu'on s'y arrête, parce qu'elle contredit l'intuition générale. Le portail resté entrouvert, la clôture forcée pendant une absence, la fugue nocturne, le chien confié à un proche pour un week-end : rien de tout cela ne vous dégage. On répond de son animal comme d'une part de soi-même, et l'éloignement n'y change rien.

Dans un quartier où les jardins se touchent, les cas ordinaires sont connus de tous — un chien qui mord un livreur au portail, un chat qui traverse et provoque une chute à vélo, un animal échappé sur une voie passante qui cause un accident. Ce sont, dans chaque cas, des dommages corporels, et un dommage corporel ne se chiffre pas comme un dégât matériel : soins, arrêt de travail, préjudices durables.

Les chiens de 1ʳᵉ et de 2ᵉ catégorie relèvent d'un régime à part. Chiens d'attaque, chiens de garde et de défense au sens du Code rural : leur détention suppose un permis délivré par la mairie, subordonné à une évaluation comportementale de l'animal, à une attestation d'aptitude du maître et à une assurance de responsabilité civile spécifique. L'attestation d'assurance est exigée pour obtenir le permis, pas après. Beaucoup de détenteurs découvrent cet enchaînement au moment où la mairie le leur oppose.

Pour tous les autres animaux, la garantie se trouve dans la responsabilité civile vie privée de votre contrat habitation. Trois choses s'y vérifient : qu'aucune exclusion de race ne s'y trouve, que le plafond corresponde à ce que coûte un dommage corporel, et qu'un animal acquis après la souscription y ait bien été signalé. Nous ne publions ici aucune règle locale de tenue en laisse ou d'accès aux espaces publics : elles relèvent d'arrêtés municipaux qui changent.

Panneaux, borne de recharge : on répond de ce qu'on ajoute

Le troisième régime est le plus ancien et le plus large des trois : on est responsable du dommage causé par les choses que l'on a sous sa garde. Là encore, sans faute. Une maison en accumule un nombre considérable, et les dix dernières années lui en ont ajouté de nouvelles, qui produisent ou stockent de l'énergie.

Ces installations posent deux questions distinctes, et il faut les traiter séparément. La première est celle du bien : un équipement ajouté après la souscription n'est pas connu de votre contrat, donc pas indemnisé s'il est détruit — il doit y figurer avec sa valeur. La seconde est celle de la responsabilité : un panneau qui se descelle et blesse quelqu'un, une installation qui prend feu et se propage à la maison mitoyenne engagent votre responsabilité de gardien, sans qu'aucune faute soit à démontrer. Un seul appel à l'assureur, avant la pose, règle les deux.

Ce raisonnement vaut aussi dans les petites copropriétés du secteur, où l'installation d'une borne sur un emplacement de parking touche à des parties communes. La frontière entre ce que couvre le contrat de l'immeuble et ce que couvre le vôtre est traitée en entier sur notre page assurance de copropriété : c'est là qu'il faut la lire, pas ici.

La ligne qui porte les trois, et que personne ne relit

Les trois sections précédentes décrivent trois régimes différents, issus de trois articles différents. Du point de vue de votre contrat, elles conduisent pourtant au même endroit : la responsabilité civile vie privée de la multirisque habitation. Une seule ligne, incluse d'office, dont le coût est négligeable — et c'est précisément pour cela qu'on ne la regarde jamais.

Elle se vérifie en trois questions, dans cet ordre.

  1. Qui est assuré ? Le souscripteur, son conjoint, les enfants — et jusqu'à quel âge, ou dans quelles conditions lorsqu'ils n'habitent plus là.
  2. Qu'est-ce qui est exclu ? Les troubles répétés ou permanents, certaines races d'animaux, certains équipements non déclarés, les activités professionnelles exercées au domicile.
  3. Jusqu'à quel montant ? C'est la question décisive, parce qu'elle est la seule qui se pose vraiment le jour du dommage corporel. Un plafond suffisant pour un dégât matériel ne l'est pas nécessairement pour une personne blessée.

Aucune de ces trois questions ne se répond au téléphone sans le document sous les yeux. Elles se répondent en quelques minutes avec lui.

Ce que nous traitons ailleurs, en entier

Les autres questions d'assurance d'un habitant du 10ᵉ ou du 12ᵉ ne sont pas propres à ces arrondissements, et elles ont chacune leur page.

Nous joindre depuis le 10ᵉ et le 12ᵉ

Nous n'avons pas d'agence dans ces deux arrondissements. Nos deux bureaux sont au sud de la ville, et pour les situations décrites ici, un rendez-vous unique suffit : il s'agit de lire ensemble ce que vos conditions générales excluent et jusqu'à quel montant elles vous couvrent. Le reste — avenants, attestations, déclaration de sinistre — se traite par téléphone et par courriel.

Agence La Rouvière — Marseille 9ᵉ

83 boulevard du Redon, 13009 Marseille

Fermée le lundi, ouverte le samedi matin

Horaires et accès

Agence Corniche Kennedy — Marseille 7ᵉ

199 Corniche Kennedy, 13007 Marseille

Lun-Ven : 9h-12h30 / 14h-17h30

04 91 59 10 00 · ★ 4,9 (102 avis)

Questions fréquentes

Mon voisin se plaint : puis-je être responsable sans avoir commis de faute ?
Oui, et c'est le point le moins connu du droit des voisins. Depuis avril 2024, le Code civil énonce que celui qui cause un trouble excédant les inconvénients normaux de voisinage est responsable de plein droit du dommage qui en résulte. Il n'y a donc pas de faute à démontrer, pas de règlement enfreint à produire : il suffit d'établir que le trouble dépasse ce qu'un voisin doit normalement supporter. Ce n'est pas une nouveauté de fond — les tribunaux le jugeaient ainsi depuis longtemps — mais c'est désormais écrit noir sur blanc, et cela change la façon dont un dossier se plaide.
Je me suis installé à côté d’une activité qui existait avant moi : puis-je m’en plaindre ?
En principe non, et c'est l'apport le plus remarquable du texte de 2024. La responsabilité n'est pas engagée lorsque le trouble provient d'activités antérieures à votre installation, à condition qu'elles soient conformes aux lois et règlements et qu'elles se poursuivent dans les mêmes conditions — ou dans des conditions nouvelles qui n'aggravent pas le trouble. Le raisonnement vaut dans les deux sens : il vous protège aussi le jour où c'est vous qui étiez là avant. La date d'entrée en possession devient donc une pièce du dossier.
Mon chien a mordu quelqu’un : quel contrat intervient ?
La responsabilité civile vie privée de votre contrat habitation, dans la très grande majorité des cas. Le Code civil rend le propriétaire d'un animal, ou celui qui s'en sert, responsable du dommage que l'animal a causé — et cette responsabilité joue sans faute de votre part. Deux vérifications s'imposent tout de même : que le contrat ne comporte pas d'exclusion ou de limitation propre à certaines races, et que le plafond de la garantie soit à la hauteur d'un dommage corporel, qui se chiffre autrement qu'une carrosserie.
L’animal s’était échappé et je n’étais pas là : cela change-t-il quelque chose ?
Non, et le Code civil le dit expressément : la responsabilité joue que l'animal ait été sous votre garde, ou qu'il se soit égaré ou échappé. L'absence du propriétaire n'est pas une cause d'exonération. Le portail resté ouvert, la clôture forcée, la fugue nocturne ne suppriment pas la dette envers la victime — ils peuvent seulement, dans certains cas, ouvrir un recours contre un tiers. C'est précisément parce qu'on ne peut pas s'en exonérer que la garantie doit être vérifiée avant.
Un chien de catégorie 1 ou 2 relève-t-il des mêmes règles ?
Non, il relève de règles renforcées. Les chiens dits d'attaque et les chiens de garde et de défense, tels que le Code rural les définit, sont soumis à un permis de détention délivré par la mairie, à une évaluation comportementale de l'animal et à une attestation d'aptitude du maître. S'y ajoute une obligation d'assurance de responsabilité civile propre, distincte du principe général. L'attestation est exigée pour obtenir le permis : ce n'est pas une formalité qu'on règle après.
Faut-il déclarer des panneaux photovoltaïques ou une borne de recharge ?
Oui, sur deux plans distincts qu'il ne faut pas confondre. Ce sont d'abord des biens, qui ne sont couverts que s'ils figurent au contrat avec leur valeur — un contrat souscrit avant l'installation ne les connaît pas. Ce sont ensuite des choses dont vous répondez comme gardien : un panneau qui se descelle, une installation qui prend feu et se propage au voisin engagent votre responsabilité sans qu'aucune faute soit nécessaire. Un appel à l'assureur avant la pose règle les deux questions en une fois.
Ma responsabilité civile vie privée suffit-elle pour tout cela ?
C'est la bonne question, et elle se pose en trois temps. Existe-t-elle — oui, elle est incluse dans toute multirisque habitation. Couvre-t-elle ces situations — le plus souvent oui, mais avec des exclusions à lire, notamment pour les troubles répétés et pour certains animaux. Et surtout : à quelle hauteur ? C'est une garantie qu'on ne regarde jamais parce qu'elle ne coûte presque rien, et c'est pourtant elle qui répondrait d'un dommage corporel causé à un tiers. Dans un quartier de maisons, c'est la ligne du contrat qui mérite le plus d'attention.

Regardons ensemble jusqu'où va votre responsabilité civile

Apportez vos conditions générales d'habitation — c'est le seul document nécessaire. Nous cherchons trois choses : qui elle couvre, ce qu'elle exclut, et jusqu'à quel montant. Trois réponses qui ne se lisent nulle part ailleurs, et qui décident de tout le jour où un voisin, un livreur ou un passant est concerné. Sans engagement, et sans qu'il soit nécessaire de devenir client.

Les secteurs voisins

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