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Assurance décennale auto-entrepreneur à Marseille

Le régime de la micro-entreprise n'exonère de rien : dès qu'il intervient comme constructeur sur un ouvrage de bâtiment, l'auto-entrepreneur doit être couvert avant l'ouverture du chantier. La difficulté n'est pas l'obligation, elle est connue — c'est de faire accepter un premier dossier sans antériorité d'assurance.

★★★★★ 4,8/5 — 297 avis Google 25 ans auprès des artisans du 13 2 agences à Marseille
Faire étudier mon dossier Questions fréquentes

Le statut ne change pas l'obligation

Les Bouches-du-Rhône comptent parmi les départements où se créent le plus de micro-entreprises du bâtiment. Beaucoup démarrent avec la même idée reçue : l'assurance décennale serait une affaire d'entreprise constituée, et le régime simplifié dispenserait d'y penser la première année.

L'obligation d'assurance ne regarde pas la forme juridique, elle regarde l'activité. Elle s'impose à toute personne qui, en qualité de constructeur, réalise des travaux de bâtiment sur un ouvrage soumis à cette obligation. Un carreleur au régime micro, une SASU de couverture et une SARL de maçonnerie de trente salariés sont assujettis exactement dans les mêmes termes.

Deux conséquences pratiques en découlent, et elles se vérifient dès le premier chantier. L'attestation d'assurance doit pouvoir être remise au client, et elle est systématiquement réclamée par les particuliers avertis, les syndics et les maîtres d'œuvre. Et le défaut d'assurance, lorsqu'il est constaté chez un professionnel assujetti, constitue une infraction pénale — la personne physique qui construit pour elle-même y échappant, ce qui n'est évidemment pas votre cas.

Le piège du démarrage : un premier chantier accepté « pour se lancer », ouvert avant que le contrat ne soit signé, reste sans couverture décennale pendant dix ans. Aucune souscription ultérieure ne le rattrape rétroactivement, sauf accord exprès de l'assureur. C'est le sinistre que l'on découvre huit ans plus tard, quand l'entreprise a grandi et que le chantier oublié refait surface.

Avant l'ouverture du chantier, pas après

C'est la date d'ouverture du chantier qui rattache un chantier à un contrat. Ni la date du devis, ni celle de la facture, ni celle de la réception. Un contrat souscrit le 15 ne couvre pas un chantier ouvert le 3, même si les travaux se poursuivent après la souscription et même si la facture est postérieure.

La reprise des chantiers déjà ouverts existe, mais elle relève de la négociation, pas du droit : elle suppose un accord écrit de l'assureur, une déclaration exhaustive des chantiers concernés et, le plus souvent, une majoration. Elle se demande avant la souscription, jamais après le premier problème.

Le délai à prévoir est le vrai sujet d'organisation. Entre l'envoi d'un dossier complet et la remise de l'attestation, il s'écoule un temps qui n'est pas nul, et qui s'allonge dès que des pièces manquent. Un créateur qui prospecte déjà a intérêt à lancer sa souscription en même temps que son immatriculation, pas au moment de signer son premier devis.

La déclaration d'activités : le point qui décide de tout

C'est le mécanisme le plus mal compris du contrat, et la première cause de découvert chez les artisans que nous auditons. La garantie ne joue que pour les activités énumérées aux conditions particulières. Pas pour le métier en général, pas pour « le bâtiment » : pour une liste, mot à mot.

Un plaquiste assuré en cloisons et doublages qui accepte, pour rendre service, une étanchéité de terrasse, travaille sur ce chantier-là sans couverture décennale. Non parce qu'il aurait mal travaillé — la question de la faute ne se pose même pas — mais parce que l'activité ne figurait pas au contrat.

Faire étudier votre situation

Vous lisez cette page parce que le sujet vous concerne. Dites-nous où vous en êtes : l'agence Allianz Nogaro & Boetti vous rappelle sous un jour ouvré, sans engagement, et part de votre situation réelle plutôt que d'une case cochée en ligne.

Votre demande porte sur : Décennale auto-entrepreneur

Votre chiffre d'affaires annuel




Rappel sous un jour ouvré. Aucune souscription en ligne, aucun démarchage ensuite : si le sujet ne se conclut pas, nous n'insistons pas.

Le dossier d'un créateur sans antériorité

C'est la vraie difficulté du sujet, et la raison d'être de cette page. Un artisan qui démarre n'a ni relevé d'information, ni sinistralité, ni bilan. L'assureur doit se forger une conviction sur autre chose : votre capacité démontrable à exécuter ce que vous déclarez.

Ce qu'un dossier complet contient, en pratique :

PièceCe qu'elle établit
Extrait d'immatriculation Existence de l'entreprise et activités enregistrées
Liste détaillée des activités Le périmètre exact à garantir
Diplôme, titre ou CQP La qualification sur le métier déclaré
Certificats de travail, bulletins de paie L'expérience acquise comme salarié
Chiffre d'affaires prévisionnel L'assiette de la prime et l'ordre de grandeur des chantiers
Part de sous-traitance envisagée Ce que vous exécutez vraiment vous-même
Relevé d'information, s'il existe L'antériorité et la sinistralité

Une reconversion se défend très bien, à condition d'être documentée. Un cuisinier devenu plaquiste après un titre professionnel et deux ans d'alternance présente un dossier plus solide qu'un artisan de dix ans d'ancienneté incapable de produire la moindre pièce. Ce qui compte, c'est ce qui se prouve.

Ce qui fait refuser un dossier

Un refus n'est presque jamais un jugement sur la personne. Il tient à un critère objectif que l'on peut anticiper, et souvent corriger :

Bon à savoir : un dossier refusé chez un assureur n'est pas irrécupérable. Dans la plupart des cas que nous reprenons, il manquait une pièce, une activité était mal formulée, ou l'expérience n'avait tout simplement pas été jointe. Reconstituer le dossier avant de le présenter ailleurs vaut mieux que multiplier les demandes en l'état.

Refusé partout : la voie du Bureau central de tarification

L'obligation d'assurance a sa contrepartie. Une personne assujettie à qui la couverture est refusée peut saisir le Bureau central de tarification, organisme qui fixe la prime moyennant laquelle l'assureur désigné est tenu de la garantir. Le droit d'exercer ne peut pas dépendre du seul bon vouloir du marché.

Trois précisions, parce que cette voie est mal connue et souvent mal engagée. Elle suppose un refus caractérisé, pas une absence de réponse. Elle s'engage rapidement après ce refus, avec un dossier complet : ce n'est pas une démarche que l'on garde en réserve. Et la prime fixée n'a aucune raison d'être avantageuse — c'est un filet de sécurité, pas une alternative de marché.

Ce que la décennale ne couvre pas

La confusion est quasi systématique chez les créateurs, et elle coûte cher : la décennale ne joue qu'après la réception de l'ouvrage, et seulement sur les dommages qui compromettent sa solidité ou le rendent impropre à sa destination. Tout le reste relève d'autres garanties.

Quand l'activité se structure, ces garanties se regroupent dans un contrat unique : c'est l'objet de la page assurance artisan du bâtiment, qui décrit le pack complet métier par métier.

Trois situations qui reviennent

Les trois situations qui suivent sont des exemples pédagogiques, pas des dossiers de l'agence. Elles ont un trait commun : dans aucune des trois, l'artisan n'avait conscience de travailler sans couverture.

Le chantier ouvert trop tôt

Un carreleur s'immatricule, décroche une salle de bains et démarre la semaine suivante ; il signe son contrat d'assurance quinze jours plus tard. Six ans après, une infiltration rend la pièce inutilisable. Le chantier ayant été ouvert avant la prise d'effet, il n'est rattaché à aucun contrat : la réparation reste à la charge de l'entreprise, sur son patrimoine.

Ordre de grandeur : la reprise complète d'un ouvrage, des années plus tard

L'activité rendue service

Un plaquiste assuré en cloisons accepte l'étanchéité d'une petite terrasse pour ne pas perdre le client. Le travail est correct, mais un défaut apparaît après réception. L'activité ne figurant pas aux conditions particulières, la garantie ne joue pas — la qualité de l'exécution n'entre pas en discussion, seule compte la liste déclarée.

Ordre de grandeur : un lot entier à reprendre, hors garantie

La chute pendant les travaux

Un client vient voir l'avancement, trébuche sur un câble et se blesse. Le dommage survient avant réception et ne touche pas l'ouvrage : la décennale n'a rien à en connaître. Sans responsabilité civile d'exploitation — non obligatoire, donc rarement souscrite au démarrage — l'entreprise répond seule du préjudice corporel.

Ordre de grandeur : un préjudice corporel, sans plafond naturel

Ce qui fait varier le prix

Nous ne publions pas de tarif indicatif, et nous nous méfions de ceux qui le font : deux micro-entreprises du même métier, au même chiffre d'affaires, peuvent présenter des primes sans commune mesure. Ce qui pèse réellement :

Le seul chiffre honnête est celui qui sort de l'étude de votre dossier. Nous l'ouvrons ensemble au premier rendez-vous, sans engagement — et s'il manque une pièce, nous vous disons laquelle avant de présenter le risque.

FAQ — 10 questions sur la décennale du micro-entrepreneur

Un auto-entrepreneur est-il vraiment obligé d'avoir une décennale ?
Oui, dès lors qu'il intervient comme constructeur sur un ouvrage de bâtiment. L'obligation d'assurance pèse sur l'activité exercée, pas sur la forme juridique ni sur le régime fiscal : la micro-entreprise n'ouvre aucune dérogation. Un artisan au régime micro et une SARL du même métier sont assujettis dans les mêmes termes.
À quel moment faut-il être assuré ?
Avant l'ouverture du chantier. C'est la date d'ouverture qui rattache un chantier à un contrat, pas la date de facturation ni celle de la réception. Un contrat souscrit après le démarrage ne couvre pas le chantier en cours, sauf accord exprès de l'assureur — accord qui se demande, se motive et ne se présume jamais.
Je débute et je sors de formation : puis-je être assuré sans expérience ?
Oui, mais le dossier se construit. L'assureur cherche à établir que vous savez faire ce que vous déclarez : diplôme ou titre professionnel, attestation d'un employeur précédent, feuilles de paie sur le métier, parcours de reconversion documenté. Une déclaration d'activité sans aucune pièce à l'appui est le premier motif de refus que nous voyons.
Quels documents me seront demandés ?
En pratique : l'extrait d'immatriculation de l'entreprise, la liste précise des activités que vous voulez exercer, vos justificatifs de qualification ou d'expérience, une estimation du chiffre d'affaires de la première année, la part que vous comptez sous-traiter, et le relevé d'information de votre assureur précédent si vous en avez eu un.
Pourquoi ma déclaration d’activités est-elle si importante ?
Parce que la garantie ne joue que pour les activités mentionnées aux conditions particulières. Un plaquiste assuré pour la pose de cloisons sèches qui accepte un chantier d'étanchéité de terrasse travaille sans couverture sur ce chantier-là — non parce qu'il a mal travaillé, mais parce que l'activité n'était pas au contrat. La liste se relit à chaque évolution du carnet de commandes.
Que couvre exactement la garantie décennale ?
Les dommages qui, après la réception de l'ouvrage, compromettent sa solidité ou le rendent impropre à sa destination. Cela vise le gros défaut structurel comme l'infiltration qui rend une pièce inhabitable, à condition que le dommage se révèle dans les dix ans de la réception. Les désordres purement esthétiques et l'usure normale n'en relèvent pas.
Qu'est-ce qui fait refuser un dossier ?
Quatre motifs dominent : des activités qui sortent de la nomenclature de l'assureur ou relèvent de techniques non courantes ; l'absence de qualification ou d'expérience démontrable ; une résiliation antérieure, singulièrement pour non-paiement ou pour sinistres ; et une part de sous-traitance très supérieure au travail exécuté en propre.
Si tous les assureurs me refusent, que puis-je faire ?
L'obligation d'assurance a sa contrepartie : une personne assujettie à qui l'assurance est refusée peut saisir le Bureau central de tarification, qui fixe alors la prime moyennant laquelle un assureur désigné devra la couvrir. C'est une voie de recours encadrée, à engager rapidement après le refus et avec un dossier complet — pas une formalité.
La décennale me couvre-t-elle pour tout ?
Non, et c'est la confusion la plus répandue. Elle ne joue qu'après la réception, et seulement sur les dommages de nature décennale. Le pied cassé d'un client sur votre chantier, l'outil qui tombe sur une voiture, le dégât des eaux causé chez le voisin pendant les travaux relèvent de la responsabilité civile, qui est un contrat distinct et non obligatoire — donc souvent absent.
Combien coûte une décennale pour un auto-entrepreneur ?
Nous ne publions pas de tarif indicatif. La prime se construit sur les activités déclarées, le chiffre d'affaires attendu, l'expérience justifiée, la part de sous-traitance et l'antériorité d'assurance : deux micro-entreprises du même métier peuvent présenter des primes sans commune mesure. Le seul chiffre honnête est celui qui sort de l'étude de votre dossier.

Faire étudier votre situation

Vous lisez cette page parce que le sujet vous concerne. Dites-nous où vous en êtes : l'agence Allianz Nogaro & Boetti vous rappelle sous un jour ouvré, sans engagement, et part de votre situation réelle plutôt que d'une case cochée en ligne.

Votre demande porte sur : Décennale auto-entrepreneur

Votre chiffre d'affaires annuel




Rappel sous un jour ouvré. Aucune souscription en ligne, aucun démarchage ensuite : si le sujet ne se conclut pas, nous n'insistons pas.

Vous démarrez : montons le dossier avant le premier chantier

Apportez ce que vous avez — immatriculation, diplôme ou certificats de travail, la liste des travaux que vous comptez faire. Nous vous dirons en une lecture ce qui manque pour présenter le risque, et ce qu'il faut ajouter à la décennale pour n'être pas seul le jour d'un accident de chantier. Sans engagement.

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83 Boulevard du Redon, 13009 Marseille

Mar-Ven : 9h-12h30 / 13h30-17h30 · Sam : 9h-12h30

04 91 59 10 54 · ★ 4,8 (195 avis)

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Ce rendez-vous n'a pas besoin d'avoir lieu dans une agence. Quand vous êtes seul sur les chantiers, une matinée en agence est une matinée perdue : nous venons à vous, dépôt ou domicile, à l'heure qui vous arrange. Le dossier se monte pièces en main, pas au téléphone.

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