Aller au contenu
Allianz Nogaro & Boetti — deux agences à Marseille depuis 2001 Espace client · Corniche 7ᵉ : 04 91 59 10 00 · La Rouvière 9ᵉ : 04 91 59 10 54

Assurance obsèques à Marseille

Un contrat obsèques finance des funérailles ; il ne les organise pas, sauf s'il est adossé à une convention avec un opérateur funéraire. Payer et décider sont deux choses distinctes, réglées par deux mécanismes distincts. Confondre les deux est l'erreur la plus fréquente sur ce produit.

★★★★★ 4,8/5 — 297 avis Google 25 ans de dossiers suivis à Marseille 2 agences à Marseille
En parler simplement Questions fréquentes

Payer et décider sont deux choses

Ce produit se vend en jouant sur une ambiguïté : on croit souscrire pour organiser ses obsèques, alors que dans la plupart des cas on souscrit pour les financer. Ce sont deux besoins réels, mais ce ne sont pas les mêmes, et ils ne se règlent pas par les mêmes moyens.

La question Ce qui y répond
Qui paiera la facture, et avec quel argent ? Un contrat en capital, ou le déblocage du compte du défunt
Que veut le défunt, et qui décide ? Un écrit exprimant ses volontés, protégé par la loi
Qui exécutera, et selon quel cahier des charges ? Un contrat en prestations, adossé à un opérateur funéraire

La suite de cette page prend ces trois lignes dans l'ordre. Notre expérience en agence est constante : la première est celle dont on parle, la deuxième est celle qui blesse les familles, et la troisième est celle que presque personne ne vérifie.

Ce que la banque fait déjà, sans contrat

Il faut commencer par là, quitte à réduire l'intérêt du produit que nous vendons. Les comptes d'une personne décédée sont bloqués — mais le code monétaire et financier prévoit une exception expresse pour les frais funéraires.

La personne qui a réglé les obsèques peut demander à la banque le remboursement sur les comptes du défunt, sur présentation de la facture, dans la limite d'un plafond fixé par arrêté et revalorisé périodiquement. La démarche est simple et ne suppose ni notaire ni accord préalable des héritiers.

Nous ne chiffrons pas ce plafond. Il est fixé par un arrêté qui est révisé : un montant écrit ici serait juste aujourd'hui et faux plus tard, au moment précis où quelqu'un s'y fierait. Votre banque le donne en une question, et il figure sur le texte en vigueur.

Cette règle désamorce le premier argument de vente du produit — « ne laissez pas cette charge à vos proches ». Dans bien des cas, la charge ne leur reste pas. Le contrat obsèques garde un intérêt réel dans trois situations, et il vaut mieux les nommer que les taire : quand les funérailles dépassent le plafond, quand les comptes sont peu approvisionnés, et quand la succession est conflictuelle ou l'entente familiale incertaine.

Capital ou prestations, la seule distinction qui compte

Deux familles de contrats existent, et elles n'ont pas le même objet. Savoir laquelle on détient est la première chose à vérifier — y compris sur un contrat souscrit il y a quinze ans.

Dans un contrat en prestations, lisez ce qui peut être révisé. Les prestations décrites aujourd'hui seront exécutées dans dix ou trente ans par une entreprise qui aura peut-être changé de mains. Deux clauses décident de tout : le mécanisme de revalorisation du capital, et les conditions dans lesquelles les prestations elles-mêmes peuvent être modifiées ou remplacées par un équivalent. Un descriptif précis sans clause de révision claire est une promesse à moitié écrite.

Vos volontés s'imposent, encore faut-il les écrire

C'est le point le moins connu, et le plus fort juridiquement. Depuis la loi du 15 novembre 1887, toute personne majeure peut régler les conditions de ses funérailles — caractère civil ou religieux, inhumation ou crémation, lieu, destination des cendres. Ces volontés ne sont pas une indication : elles s'imposent, et ne pas s'y conformer constitue une infraction pénale.

Ce principe n'a d'effet qu'à une condition : que ces volontés existent quelque part, et qu'on les trouve à temps. C'est là que le contrat en capital montre sa limite — il dit combien et à qui, il ne dit rien de ce que vous vouliez.

Le lieu de l'écrit compte autant que son contenu. Un testament déposé chez le notaire est fréquemment ouvert après les obsèques : il arrive trop tard pour elles. Un document daté et signé, remis à deux personnes de confiance — et annexé au contrat lorsque celui-ci le prévoit — remplit mieux l'office. Les délais légaux d'inhumation et de crémation se comptent en jours.

Quand la famille se déchire malgré tout, le juge tranche en urgence. Il recherche la volonté du défunt et, faute d'écrit, désigne la personne la plus qualifiée pour l'interpréter — souvent celle qui a partagé sa vie. Ce contentieux est bref, douloureux, et presque toujours évitable par une feuille de papier.

Le devis modèle, ou comment comparer deux opérateurs

Les prestations funéraires se négocient dans les pires conditions possibles : en quelques heures, en deuil, sans point de comparaison. Le législateur a prévu un correctif que peu de gens connaissent.

Le code général des collectivités territoriales impose aux opérateurs funéraires un devis modèle : un formulaire dont l'ordre, les intitulés et la structure sont fixés, distinguant les prestations obligatoires de celles qui ne le sont pas. Deux devis établis sous cette forme se comparent ligne à ligne, ce qui est impossible avec des offres globales.

Le réflexe utile. Demander le devis sous forme de devis modèle, et non un « forfait ». Les devis modèles des opérateurs sont par ailleurs déposés en mairie, ce qui permet de les consulter avant d'entrer dans une agence. À Marseille, l'écart entre deux opérateurs pour des prestations identiques est loin d'être négligeable.

Qui désigner, et le piège du bénéficiaire acceptant

La clause bénéficiaire d'un contrat obsèques se rédige autrement que celle d'une assurance vie, parce que l'argent doit arriver vite et entre les mains de quelqu'un qui sera présent.

Comme sur tout contrat d'assurance vie, une clause bénéficiaire non revue pendant vingt ans finit par désigner quelqu'un qui n'est plus la bonne personne. Le sujet est traité plus largement sur notre page assurance vie à Marseille, dont la mécanique de désignation est la même.

À quel moment ce contrat sert vraiment

Nous préférons dire quand il ne sert pas. Si les comptes sont approvisionnés, la succession simple et la famille unie, le déblocage bancaire suffit souvent, et écrire ses volontés suffit au reste — cela ne coûte rien.

Le contrat prend son sens dans quatre configurations :

Ce qui fait varier le coût

Nous ne publions ni tarif de cotisation ni prix moyen d'obsèques : la dispersion réelle est telle qu'une moyenne n'informe personne et ne sert qu'à inquiéter. Ce qui pèse réellement sur une cotisation :

Sur ce produit plus qu'ailleurs, la question à poser n'est pas « combien ça coûte » mais « qu'est-ce que ce contrat évite exactement à mes proches ». Certaines réponses ne valent pas une cotisation, et nous le disons.

FAQ — 12 questions sur l'assurance obsèques

Un contrat obsèques organise-t-il mes funérailles ?
Pas nécessairement. Il en existe deux familles. Le contrat en capital verse une somme à un bénéficiaire, qui en fait ce qu'il veut : il finance, il n'organise pas. Le contrat en prestations comporte une convention avec un opérateur funéraire et décrit les prestations retenues : celui-là organise. Beaucoup de personnes croient avoir souscrit le second et détiennent le premier.
Le compte bancaire d'un défunt est-il bloqué ?
Il l'est, mais le code monétaire et financier prévoit une exception expresse pour les obsèques : la personne qui a réglé la facture peut en demander le remboursement sur les comptes du défunt, dans la limite d'un plafond fixé par arrêté et revalorisé périodiquement, sur présentation de la facture. C'est une démarche simple, et elle est bien moins connue qu'elle ne devrait.
Alors à quoi sert un contrat obsèques ?
À trois choses que le déblocage bancaire ne fait pas : dépasser le plafond légal lorsque les funérailles coûtent davantage, protéger la famille lorsque les comptes sont peu approvisionnés ou lorsque la succession est conflictuelle, et surtout — dans un contrat en prestations — fixer par avance ce qui sera fait, ce qui est un tout autre service que de payer.
Mes volontés s'imposent-elles à ma famille ?
Oui. La loi du 15 novembre 1887 consacre la liberté des funérailles : toute personne majeure peut régler les conditions de ses obsèques, notamment le caractère civil ou religieux et le mode de sépulture. Ne pas s'y conformer est une infraction pénale. Encore faut-il que ces volontés soient exprimées quelque part, et un contrat en capital ne les exprime pas.
Où consigner mes volontés ?
Par écrit, daté et signé, et surtout dans un document que quelqu'un trouvera dans les vingt-quatre heures. Le testament chez le notaire est souvent ouvert trop tard pour être utile aux funérailles. Un document remis à deux personnes de confiance, ou annexé au contrat obsèques lorsque celui-ci le prévoit, sert mieux. Le lieu compte autant que le contenu.
Que se passe-t-il si la famille est en désaccord ?
Le juge tranche, et vite : le contentieux des funérailles se juge en urgence, en quelques jours, parce que les délais légaux d'inhumation ou de crémation courent. Le juge recherche la volonté du défunt et, à défaut, désigne la personne la plus qualifiée pour l'interpréter. Un écrit clair supprime ce contentieux ; son absence l'ouvre.
Qu'est-ce que le devis modèle ?
Un formulaire dont le contenu est imposé par le code général des collectivités territoriales : chaque opérateur funéraire doit présenter ses prestations dans le même ordre et sous les mêmes intitulés, en distinguant ce qui est obligatoire de ce qui est facultatif. C'est ce qui rend deux devis comparables ligne à ligne. Demandez-le sous cette forme, et non sous forme d'offre globale.
Puis-je désigner l'opérateur funéraire comme bénéficiaire ?
C'est possible, et c'est à peser. L'avantage est le règlement direct, sans avance de trésorerie par la famille. L'inconvénient est qu'elle ne peut plus choisir librement son prestataire au moment venu, alors que l'entreprise a pu changer de mains, de tarifs ou de qualité entre-temps. C'est le point qui bloque le plus souvent les familles que nous recevons.
Le capital garanti est-il revalorisé ?
Cela dépend du contrat, et c'est le premier point à vérifier. Un capital figé souscrit vingt ans avant le décès peut ne plus couvrir ce qu'il devait couvrir. La clause de revalorisation, son mécanisme et son éventuelle limite se lisent avant de signer. Dans un contrat en prestations, la question équivalente est celle de la révision des prestations elles-mêmes.
Peut-on souscrire à un âge avancé ?
En général oui, souvent sans questionnaire médical, mais avec des contreparties : un délai d'attente pendant lequel un décès non accidentel ne donne lieu qu'au remboursement des cotisations, et un capital plafonné. Ces conditions se lisent ensemble, jamais séparément — c'est leur combinaison qui détermine ce que le contrat servira réellement.
Quelle différence avec une assurance vie ?
Le calendrier et l'objet. Une assurance vie transmet un capital dans un cadre fiscal propre, et son règlement demande des semaines ou des mois, une fois les pièces réunies. Des obsèques se règlent en quelques jours. Les deux ne s'opposent pas et ne se remplacent pas : l'une organise une transmission, l'autre solde une facture immédiate.
Faut-il un contrat si mes proches ont les moyens de payer ?
Pas nécessairement, et nous le disons. Si les comptes sont approvisionnés, si la succession est simple et si la famille s'entend, le déblocage bancaire suffit souvent. Ce qui reste utile dans tous les cas, contrat ou pas, c'est d'avoir écrit ce que vous voulez : c'est gratuit, cela prend dix minutes, et cela épargne davantage aux proches que n'importe quel capital.

Commencez par l'écrit, pas par le contrat

Si vous ne deviez faire qu'une chose, ce serait d'écrire ce que vous voulez, de le dater, de le signer et de le confier à deux personnes. C'est gratuit, cela prend dix minutes, et cela épargne davantage à vos proches que n'importe quel capital. Le contrat vient après, s'il a lieu d'être — et nous vous le dirons franchement si ce n'est pas le cas.

Agence La Rouvière — Marseille 9ᵉ

83 Boulevard du Redon, 13009 Marseille

Mar-Ven : 9h-12h30 / 13h30-17h30 · Sam : 9h-12h30

04 91 59 10 54 · ★ 4,8 (195 avis)

Itinéraire Google Maps

Un décès vient de survenir ? Avant toute chose : demandez le devis sous forme de devis modèle, et sachez que les obsèques peuvent être réglées sur les comptes du défunt dans la limite du plafond légal, même s'ils sont bloqués. Si un contrat existe quelque part, apportez-le — nous vérifions en quelques minutes s'il est en capital ou en prestations.

Faire étudier votre situation

Vous lisez cette page parce que le sujet vous concerne. Dites-nous où vous en êtes : l'agence Allianz Nogaro & Boetti vous rappelle sous un jour ouvré, sans engagement, et part de votre situation réelle plutôt que d'une case cochée en ligne.

Votre demande porte sur : Assurance obsèques

C'est pour




Rappel sous un jour ouvré. Aucune souscription en ligne, aucun démarchage ensuite : si le sujet ne se conclut pas, nous n'insistons pas.

Rendez-vous
Appeler une agence Appeler