Assurance des professions médicales et paramédicales à Marseille
La responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour tout professionnel de
santé libéral. Elle se déclenche à la réclamation, pas à l'acte : ce qui
protège vraiment, ce sont la reprise du passé et la garantie subséquente. Comme agent
général Allianz, nous sommes habilités à proposer les garanties de l'UNIM aux
professions médicales et paramédicales.
★★★★★4,8/5 — 297 avis Google25 ans auprès des libéraux marseillais2 agences à Marseille
Une obligation légale, et deux sanctions distinctes
Le code de la santé publique impose à tout professionnel de santé exerçant à titre
libéral de souscrire une assurance garantissant sa responsabilité du fait des actes de
prévention, de diagnostic et de soins. L'obligation ne distingue pas selon le
prestige de la profession : elle vise le chirurgien comme l'infirmière
libérale, le kinésithérapeute, la sage-femme, le chirurgien-dentiste,
l'orthophoniste, le pédicure-podologue.
Deux sanctions se cumulent lorsqu'elle n'est pas respectée, et il faut les tenir
séparées parce qu'elles ne se prononcent pas devant la même instance :
Une sanction pénale : l'exercice sans assurance est puni d'une
amende, prononcée par le juge répressif.
Une sanction disciplinaire, prononcée par l'ordre professionnel
lorsque la profession en relève. Elle peut aller jusqu'à l'interdiction temporaire
d'exercer.
Le vrai risque n'est ni l'un ni l'autre. Si un patient est victime
d'un dommage alors que vous n'êtes pas assuré, il sera indemnisé par les mécanismes
de solidarité prévus par la loi. Simplement, ces mécanismes exercent ensuite leur
recours contre vous — sur votre patrimoine personnel, sans plafond,
et pour un dommage corporel dont l'évaluation se compte souvent sur une vie entière.
Base réclamation : la mécanique qui commande tout
Les contrats de responsabilité professionnelle se déclenchent à la
réclamation. Autrement dit, la garantie qui joue n'est pas celle en vigueur le
jour de l'acte, mais celle en vigueur le jour où le patient formule sa
réclamation.
En santé, cette règle n'a rien de théorique. Un défaut d'information, une infection
associée aux soins, une prothèse mal posée, un retard de diagnostic : la réclamation
arrive fréquemment plusieurs années après le soin, parfois après un changement
d'assureur, parfois après un départ à la retraite. La question devient alors
mécanique — quel contrat était en vigueur au jour de la lettre ?
C'est de cette mécanique que découlent les deux garanties qui suivent. Elles sont
plus déterminantes, en pratique, que le montant des plafonds affiché en première page
du contrat.
Reprise du passé et garantie subséquente
La reprise du passé garantit les actes accomplis avant la
souscription, pour des réclamations qui n'ont pas encore été formulées. Elle est ce
qui rend un changement d'assureur possible sans laisser un trou derrière soi. Une
limite existe pourtant, et elle est logique : les faits dont vous aviez déjà
connaissance au jour de la souscription ne sont pas repris. Un courrier de
réclamation déjà reçu, une expertise déjà ordonnée, une plainte déjà déposée doivent
être déclarés à l'ancien contrat, pas au nouveau.
La garantie subséquente couvre le mouvement inverse : les
réclamations reçues après la fin du contrat, pour des actes accomplis
pendant sa durée. La loi impose une durée minimale de cinq ans, portée à dix
ans lorsque le professionnel de santé cesse définitivement son activité ou
décède. C'est une protection dont on mesure la valeur au moment de la
retraite, lorsqu'il n'y a plus de revenu professionnel en face du risque.
Trois vérifications avant de résilier : que le nouveau contrat
reprenne le passé sans limitation de date ; que vous n'ayez connaissance d'aucun fait
susceptible d'engager votre responsabilité ; et qu'il n'existe pas un seul
jour d'interruption entre les deux contrats. Une réclamation reçue pendant
l'interruption ne trouverait aucune garantie — ni l'ancienne, résiliée, ni la
nouvelle, pas encore prise d'effet.
Faire étudier votre situation
Vous lisez cette page parce que le sujet vous concerne. Dites-nous où vous en êtes : l'agence Allianz Nogaro & Boetti vous rappelle sous un jour ouvré, sans engagement, et part de votre situation réelle plutôt que d'une case cochée en ligne.
Faute, aléa thérapeutique et ONIAM
La médecine est une obligation de moyens, pas de résultat. Un dommage peut donc
survenir sans qu'aucune faute ne soit imputable au praticien : c'est l'aléa
thérapeutique. Le droit français l'a organisé en confiant l'indemnisation à
la solidarité nationale, à travers l'ONIAM, lorsque le dommage atteint un certain
seuil de gravité.
Il en résulte un partage simple à énoncer, moins simple à établir : s'il y a
faute, votre responsabilité est engagée et votre assureur intervient ; s'il
n'y en a pas et que le seuil de gravité est atteint, la solidarité nationale prend le
relais. Les deux dispositifs se complètent, ils ne se substituent pas l'un à l'autre.
C'est aussi pourquoi la procédure amiable devant la commission de conciliation
et d'indemnisation mérite d'être prise au sérieux dès la première convocation :
c'est là que se joue la qualification, donc l'identité de celui qui paiera. Une
expertise à laquelle on se présente sans avoir été préparé se rattrape difficilement
ensuite.
Ce qui change d'une profession à l'autre
Le principe est commun, l'exposition ne l'est pas. Ce qui déplace réellement le
risque, c'est le caractère invasif des actes, la part d'urgence et le mode d'exercice.
Profession
Point d'attention principal
Garantie souvent oubliée
Médecin généraliste
Retard ou erreur de diagnostic, défaut d'information
Protection juridique face aux contrôles d'activité
Spécialiste interventionnel
Actes invasifs, plafonds à relever, exercice en clinique
Suivi de grossesse et accouchement, plafonds élevés
Garantie subséquente longue, dommages tardifs
Remplaçant, collaborateur
Exercice sous sa propre responsabilité
Contrat personnel, jamais couvert par le titulaire
Le remplaçant n'est pas couvert par le contrat du titulaire. Il
exerce sous sa propre responsabilité et doit justifier de sa propre RCP. Exigez son
attestation avant chaque remplacement et conservez-la au dossier : c'est cette pièce,
et elle seule, qui vous évitera d'être recherché pour les actes qu'il a pratiqués dans
vos murs. La même règle vaut pour le collaborateur libéral, et le contrat de
collaboration doit la mentionner expressément.
La RCP indemnise le patient. Elle ne vous défend pas dans les procédures qui vous
visent vous, et ce sont souvent celles qui pèsent le plus lourd au
quotidien :
La plainte disciplinaire devant la chambre de l'ordre, qui peut
aboutir à une interdiction d'exercer sans qu'aucun dommage n'ait été causé à
personne.
Le contrôle d'activité de l'Assurance maladie, et l'indu qui peut
en résulter : un litige purement financier, hors du champ de la RCP.
La poursuite pénale, dont les frais de défense se couvrent, même
si l'amende éventuelle, elle, ne peut légalement pas l'être.
Les litiges de la vie du cabinet : bailleur, associé, salarié,
fournisseur de logiciel métier, prestataire de télétransmission.
Le cabinet, les données de santé et le matériel
Le cabinet est un lieu qui reçoit du public et qui abrite du matériel coûteux. Trois
volets s'ajoutent donc à la responsabilité professionnelle proprement dite.
La multirisque du cabinet : incendie, dégât des eaux, vol,
bris du matériel médical, et la responsabilité civile d'exploitation — la chute
d'un patient dans la salle d'attente n'est pas un accident de soin.
La perte d'exploitation : un cabinet inutilisable après sinistre,
ce sont des honoraires qui s'arrêtent pendant que le loyer et les charges
continuent. Le sujet est traité en détail sur notre page
perte
d'exploitation.
La cyber-protection : les données de santé sont des données
sensibles au sens du RGPD, et une violation impose une notification à la CNIL dans
les soixante-douze heures — ainsi que l'information des patients concernés lorsque
le risque est élevé pour leurs droits et libertés. Les cabinets sont des cibles
recherchées parce qu'ils ne peuvent plus travailler sans leur logiciel métier.
Voir assurance
cyber.
L'UNIM, et ce que notre habilitation vous apporte
L'UNIM est une association dédiée aux professionnels de santé, dont
les garanties sont assurées par Allianz. Elle couvre le versant personnel du métier —
prévoyance, complémentaire santé, assurance de prêt — avec des conditions pensées
pour des contraintes que les contrats généralistes traitent mal : l'exposition au
risque infectieux, la difficulté de reprendre un exercice manuel après une atteinte
des mains, l'absence de couverture publique digne de ce nom pendant un arrêt.
Comme agent général Allianz, notre agence est habilitée à vous proposer ces
garanties et à en assurer la gestion à Marseille. C'est ce qui nous permet
de traiter au même rendez-vous ce que la plupart des interlocuteurs séparent : la
responsabilité professionnelle d'un côté, la protection de la personne et du revenu
de l'autre.
Le point mérite d'être posé nettement, parce qu'il est mal connu : un professionnel
de santé libéral qui s'arrête ne perçoit, en dehors de sa prévoyance, qu'une
indemnisation sans rapport avec ses honoraires — et souvent après une franchise. Le
sujet est développé sur notre page
prévoyance TNS.
Trois situations qui reviennent
Les trois situations qui suivent sont des exemples pédagogiques, pas
des dossiers de l'agence. Elles ont un trait commun : dans aucune des trois, le
praticien n'est en cause pour un geste technique raté.
La réclamation qui arrive six ans après
Un patient conteste une prise en charge remontant à six ans, après avoir changé
de praticien. Entre-temps, le cabinet a changé d'assureur. Le contrat en vigueur au
jour de la lettre ne reprend le passé que depuis la date de souscription : l'acte
litigieux, antérieur, se retrouve sans garantie — alors qu'il était parfaitement
couvert le jour où il a été pratiqué.
Ordre de grandeur : une indemnisation de dommage corporel, à la
charge personnelle du praticien
Le défaut d'information
Une intervention se déroule conformément aux règles de l'art, mais la
complication survenue figurait parmi les risques connus et n'avait pas été exposée
au patient. Aucune faute technique n'est retenue ; le manquement au devoir
d'information suffit à engager la responsabilité. La preuve de l'information pèse
sur le praticien, pas sur le patient.
Ordre de grandeur : la réparation d'une perte de chance, sans
faute de geste
Le cabinet chiffré un lundi matin
Un rançongiciel rend le logiciel métier et l'agenda inaccessibles. Les
consultations s'arrêtent, les dossiers des patients sont indisponibles et la
violation de données doit être notifiée à la CNIL dans les soixante-douze heures.
Aucun patient n'a subi de dommage corporel : la RCP n'a rien à couvrir ici, c'est
une garantie cyber qui répond.
Ordre de grandeur : plusieurs jours d'activité perdus, plus la
remise en état du système
Ces trois expositions ne relèvent pas du même contrat : la première d'une reprise du
passé correctement rédigée, la deuxième de la RCP elle-même, la troisième d'une
garantie cyber. C'est pourquoi l'audit commence par les dates de vos
contrats successifs, avant même leurs plafonds.
Ce qui fait varier le prix
Nous ne publions pas de fourchette : entre deux praticiens de la même spécialité, le
montant peut varier du simple au multiple. Ce qui pèse réellement :
la profession et la spécialité, et le caractère invasif ou non des actes pratiqués ;
le mode d'exercice : libéral seul, en société, en maison de santé, en clinique, salarié, remplaçant ;
la reprise du passé demandée et l'ancienneté d'exercice à couvrir ;
les plafonds retenus, au-delà du plancher réglementaire ;
les garanties associées : protection juridique, multirisque du cabinet, cyber, prévoyance ;
la sinistralité et les procédures en cours ou connues.
Ce sont vos contrats successifs et votre pratique réelle qui donnent la réponse,
jamais une grille : à spécialité identique, celui qui opère et celui qui ne fait que
consulter n'engagent pas la même responsabilité. Nous les regardons ensemble au
premier rendez-vous, sans engagement.
FAQ — 12 questions sur l'assurance des professionnels de santé
L'assurance de responsabilité civile professionnelle est-elle obligatoire pour un professionnel de santé ?
Oui. Le code de la santé publique impose à tout professionnel de santé exerçant à titre libéral — comme aux établissements et aux services de santé — de souscrire une assurance destinée à garantir sa responsabilité civile ou administrative du fait des actes de prévention, de diagnostic ou de soins. L'obligation vise le médecin comme l'infirmière libérale, le kinésithérapeute, la sage-femme ou le chirurgien-dentiste.
Que risque un professionnel de santé qui exerce sans RCP ?
Deux choses distinctes. D'une part une sanction pénale : l'exercice sans assurance est puni d'une amende. D'autre part une sanction disciplinaire prononcée par l'ordre professionnel, qui peut aller jusqu'à l'interdiction temporaire d'exercer. Et surtout, en cas de dommage, le patient est indemnisé par les mécanismes de solidarité, lesquels exercent ensuite leur recours contre le praticien sur son patrimoine personnel.
Qu'est-ce que la garantie « base réclamation » ?
C'est le mode de déclenchement propre aux contrats de responsabilité professionnelle. La garantie mobilisée n'est pas celle en vigueur au jour de l'acte, mais celle en vigueur au jour où la réclamation est formulée. En santé, où une réclamation intervient parfois plusieurs années après le soin, cette mécanique commande tout : c'est elle qui rend décisives la reprise du passé et la garantie subséquente.
Qu'est-ce que la reprise du passé ?
C'est la garantie des actes accomplis avant la souscription du contrat, pour des réclamations qui n'ont pas encore été formulées et dont vous n'aviez pas connaissance. Sans reprise du passé, changer d'assureur revient à laisser sans couverture toutes les années d'exercice antérieures. C'est le premier point à vérifier lors d'un changement de contrat, avant même le montant des plafonds.
Qu'est-ce que la garantie subséquente et pourquoi compte-t-elle autant en santé ?
C'est la période pendant laquelle le contrat continue de répondre aux réclamations qui portent sur des actes accomplis avant sa résiliation. La loi impose une durée minimale de cinq ans, portée à dix ans lorsque le professionnel de santé cesse définitivement son activité ou décède. Sans elle, un praticien qui part à la retraite resterait exposé sur ses dernières années d'exercice, au moment précis où il n'a plus de revenu professionnel.
Je change d'assureur : que dois-je vérifier avant de résilier ?
Trois points, dans cet ordre. Que le nouveau contrat reprend le passé sans limitation de date. Que vous n'avez connaissance d'aucun fait susceptible d'engager votre responsabilité — un fait connu et non déclaré n'est pas repris. Et que la continuité est parfaite entre les deux contrats, sans un seul jour d'interruption : une réclamation reçue pendant l'interruption ne trouverait aucune garantie.
L'indemnisation par l'ONIAM me dispense-t-elle d'être assuré ?
Non. L'ONIAM indemnise l'aléa thérapeutique, c'est-à-dire le dommage survenu sans faute du praticien, et il intervient au-delà d'un seuil de gravité. Dès qu'une faute est retenue, l'indemnisation relève de votre responsabilité et de votre assureur. Les deux dispositifs se complètent, ils ne se remplacent pas.
Qu'apporte la protection juridique à un professionnel de santé ?
Elle prend en charge votre défense là où la RCP ne joue pas : plainte devant la chambre disciplinaire de l'ordre, litige avec l'Assurance maladie sur un contrôle d'activité, poursuite pénale, conflit avec un confrère associé, litige avec le bailleur du cabinet. La RCP couvre l'indemnisation du patient ; la protection juridique couvre le professionnel dans les procédures qui le visent lui.
Mon secrétariat et mes remplaçants sont-ils couverts par mon contrat ?
Vos salariés le sont au titre de votre responsabilité d'employeur, mais votre remplaçant ne l'est pas : il exerce sous sa propre responsabilité et doit justifier de sa propre RCP. Exigez son attestation avant chaque remplacement et conservez-la. Un collaborateur libéral est dans la même situation, et un contrat de collaboration doit le mentionner expressément.
Ai-je besoin d'une garantie cyber pour un cabinet médical ?
Les données de santé sont des données sensibles au sens du RGPD, et les cabinets de santé figurent parmi les cibles privilégiées des rançongiciels parce qu'ils ne peuvent pas travailler sans leur logiciel métier. Une violation de données impose une notification à la CNIL dans les soixante-douze heures, et l'information des patients concernés lorsque le risque est élevé pour leurs droits. C'est une garantie distincte de la RCP.
Qu'est-ce que l'UNIM et pouvez-vous m'en proposer les garanties ?
L'UNIM est une association dédiée aux professionnels de santé, dont les garanties sont assurées par Allianz. Comme agent général Allianz, notre agence est habilitée à vous les proposer et à en assurer la gestion à Marseille : prévoyance, complémentaire santé et assurance de prêt conçues pour les contraintes propres aux professions médicales et paramédicales.
Combien coûte une assurance pour un professionnel de santé ?
Il n'existe pas de tarif de référence. Le montant dépend de la profession et de la spécialité, du caractère invasif ou non des actes pratiqués, du mode d'exercice — libéral seul, en société, salarié, remplaçant —, des plafonds retenus, de la reprise du passé demandée et des garanties associées au contrat. Le chiffre sort d'un entretien, pas d'une grille.
Faire étudier votre situation
Vous lisez cette page parce que le sujet vous concerne. Dites-nous où vous en êtes : l'agence Allianz Nogaro & Boetti vous rappelle sous un jour ouvré, sans engagement, et part de votre situation réelle plutôt que d'une case cochée en ligne.
Depuis quelle date votre passé est-il repris ?
C'est la première chose que nous vérifions, avant même vos plafonds. Apportez votre
contrat en cours et, si vous les avez, les conditions particulières des contrats
précédents : en une lecture, nous vous dirons quelles années d'exercice sont
réellement couvertes. Sans engagement.
Ce rendez-vous n'a pas besoin d'avoir lieu dans une agence. Nous
venons à votre cabinet, entre deux consultations si c'est le seul créneau
disponible : vos contrats successifs et votre pratique réelle décident de ce qui est
couvert, et cela se regarde dossier en main plutôt qu'au téléphone.