Un contrat d'assurance commence toujours par un lieu : un logement,
un local, une adresse désignée. Dans le 6ᵉ, une bonne part de ce qui vous expose n'est
dans aucun lieu — la trottinette sur la chaussée, le travail dans un bureau qui n'est
pas le vôtre, l'événement collectif qui arrive dans la rue.
★★★★★4,9/5 — 102 avis (Corniche)À dix minutes de CastellaneDeux agences au sud de Marseille
Pourquoi cette page existe, et ce qu'elle ne redira pas
Castellane, Notre-Dame-du-Mont, le Cours Julien, La Plaine, le quartier de la
Préfecture : le 6ᵉ est l'arrondissement le plus dense de Marseille, celui où l'on
habite petit, où l'on se déplace sans voiture et où beaucoup travaillent sans avoir
de local à eux. Ces trois traits n'ont l'air de rien. Ils suffisent pourtant à
décrocher un contrat d'assurance de ce qu'il est censé protéger.
La raison est structurelle. Un contrat d'assurance de biens est bâti autour
d'un lieu : il désigne un logement, un local, une adresse, et il garantit ce
qui s'y trouve. Ce modèle fonctionne très bien tant que la vie tient dans le
périmètre décrit. Il se met à fuir dès que l'essentiel se passe dehors.
Cette page traite les trois situations où, dans ce secteur, le risque n'est logé nulle
part dans le contrat.
On y circule autrement. La trottinette électrique est le mode de
déplacement naturel d'un arrondissement où se garer relève de l'exploit. Elle est
aussi, juridiquement, un véhicule à moteur — ce que presque personne ne sait.
On y travaille sans local. Espace partagé, cabinet de groupe,
clientèle visitée à domicile, bureau installé dans le salon : l'activité existe,
l'adresse professionnelle beaucoup moins.
L'événement collectif s'y passe dans la rue. C'est un quartier de
vie nocturne, de manifestations et de rassemblements. La loi y a prévu une garantie
que votre contrat ne peut pas exclure — et un dommage qu'il ne paie pas.
Ce que cette page ne réécrira pas. Les commerces du secteur, les bars
et les restaurants du Cours Julien, les cabinets libéraux : chacun a sa page complète
sur ce site, et tous les liens sont plus bas. L'assurance d'un commerce de la Plaine
ne diffère pas de celle d'un commerce de la Joliette, et en donner ici une version
courte ne vous servirait à rien.
La trottinette électrique est un véhicule, pas un accessoire
Depuis 2019, les trottinettes électriques, gyroroues, hoverboards et gyropodes forment
une catégorie à part entière du Code de la route : les engins de déplacement
personnel motorisés. Cette qualification a une conséquence que le vendeur ne
mentionne presque jamais et que l'acheteur ne soupçonne pas.
Un engin de déplacement personnel motorisé est un véhicule terrestre à
moteur. Il entre donc dans l'obligation d'assurance de responsabilité civile
du Code des assurances, exactement comme une voiture ou un scooter. Et il en sort par
la même porte : la responsabilité civile vie privée de votre
assurance habitation exclut les véhicules
terrestres à moteur. Ce n'est pas une clause abusive, c'est la ligne de partage entre
les deux contrats. Résultat : l'engin n'est ni dans l'un, ni dans l'autre.
L'objet coûte souvent moins cher qu'un vélo, se range dans une entrée, s'utilise pour
descendre à Castellane et remonter le soir. Rien dans son usage ne suggère qu'il
appelle un contrat. C'est précisément ce qui rend l'oubli général — et ce qui rend
l'accident sévère, car l'enjeu n'est pas l'engin, il est le piéton.
Une collision à vingt kilomètres-heure sur un trottoir du Cours Julien peut se solder
par une fracture, une hospitalisation, un arrêt de travail, une incapacité permanente.
L'indemnisation d'un dommage corporel ne se compte pas comme une carrosserie. Si vous
n'êtes pas assuré, le Fonds de garantie indemnise la
victime, puis se retourne contre vous — et cette action ne s'éteint pas avec le temps.
Trois précisions utiles, dans un domaine où l'on entend beaucoup de choses fausses.
La vitesse ne change rien à l'obligation. Elle tient à la nature de
l'engin, pas à l'usage qu'on en fait. Rouler doucement, rarement, ou seulement sur
piste cyclable n'y soustrait pas.
Le vélo à assistance électrique n'est pas concerné, tant que
l'assistance s'interrompt lorsqu'on cesse de pédaler et qu'elle reste dans les
limites réglementaires. Au-delà, l'engin bascule dans la catégorie précédente.
Prêter l'engin se vérifie avant. Comme en automobile, le contrat
dit qui a le droit de le conduire. Un enfant, un colocataire ou un ami au guidon
d'un engin dont le contrat ne les mentionne pas peut suffire à laisser la victime
face au seul Fonds de garantie — et vous face au Fonds.
Nous ne publions ici aucune règle de circulation — trottoirs, zones,
vitesse maximale, stationnement. Elles relèvent d'arrêtés municipaux qui changent, et
une page d'assurance n'est pas le bon endroit pour les lire. L'obligation d'assurance,
elle, ne change pas.
Travailler sans local : le contrat n'a plus d'adresse où se poser
Graphiste, thérapeute, développeur, consultant, formateur, ostéopathe qui partage un
cabinet trois jours par semaine : le 6ᵉ concentre une population professionnelle qui
exerce sans posséder ni louer de local à son nom. Le travail se fait dans un espace
partagé, dans un cabinet de groupe, chez les clients, ou à la table du salon.
Un contrat professionnel classique n'est pas construit pour cela. Il commence par
désigner une adresse et garantit ce qui s'y trouve. Quand il n'y a pas d'adresse à
désigner, deux garanties se comportent de manière très différente, et il faut les
séparer nettement.
La responsabilité civile professionnelle suit l'activité, pas le
lieu. Elle répond du préjudice causé à un client par une erreur, un
conseil, une prestation mal exécutée. Elle vous suit chez le client, dans un espace
partagé, en visioconférence. Ne pas avoir de local ne vous en dispense en rien — et
pour certaines professions réglementées, elle est obligatoire.
La garantie des biens, elle, ne suit rien du tout. Elle s'arrête à
la porte du local désigné. Si aucun local n'est désigné, il n'y a rien à garantir.
Le matériel emporté tombe entre les deux contrats. L'ordinateur
portable, l'appareil photo, la mallette d'instruments, le matériel de démonstration
volés dans un train, dans un café ou chez un client ne sont couverts ni par le contrat
professionnel — le bien est hors du lieu désigné — ni par le contrat habitation, qui
exclut les biens à usage professionnel. Il faut une extension expresse, souvent
appelée « matériel nomade » ou « biens hors du lieu d'exercice », et déclarer la
valeur de ce qui se déplace.
Deux autres points valent la vérification quand on travaille sans local à soi.
Ce que l'exploitant de l'espace partagé assure d'abord : les murs, le
mobilier commun, sa propre responsabilité — pas la vôtre, pas vos biens, pas vos
dossiers. L'adresse restée au contrat ensuite : beaucoup de
professionnels ont souscrit à l'époque où ils avaient un bureau, l'ont quitté, et
paient encore la garantie d'un local qu'ils n'occupent plus, sans avoir celle qui leur
servirait. La correction se fait par avenant.
Si vous exercez une profession libérale réglementée, la
page qui lui est
consacrée traite l'obligation d'assurance, le secret professionnel et la
protection juridique en entier ; les professions de santé ont
la leur.
L'attentat : une garantie qu'on ne peut pas vous retirer, un dommage qu'elle ne paie pas
Le sujet est désagréable et rarement abordé par les assureurs, ce qui laisse circuler
deux idées fausses en sens contraire : que ce serait une option coûteuse à souscrire,
ou qu'au contraire aucun contrat ne couvrirait cela. Les deux sont fausses, et le
droit français est ici d'une clarté inhabituelle.
Tout contrat qui garantit l'incendie de biens situés en France doit couvrir
les dommages matériels directs causés par un attentat ou un acte de terrorisme.
La règle vaut pour votre habitation comme pour votre local commercial, et elle
s'étend aux dommages aux véhicules. La garantie s'applique dans les mêmes limites et
avec les mêmes franchises que la garantie incendie du contrat, et une clause qui
prétendrait l'écarter serait réputée non écrite : elle ne produirait aucun effet.
Vous n'avez donc rien à demander, rien à négocier, rien à ajouter.
Une précision compte pour un commerce ou un cabinet de ce secteur : lorsque le contrat
comporte une garantie de
perte
d'exploitation, celle-ci joue également. Une rue bouclée, un local inaccessible,
une activité arrêtée relèvent alors du contrat — mais seulement si cette garantie a
été souscrite, car elle, en revanche, n'est jamais automatique.
En revanche, votre contrat ne répond pas des personnes. Le dommage
corporel des victimes d'un acte de terrorisme est indemnisé par un fonds public, le
Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions,
alimenté par un prélèvement qui figure sur toutes les quittances d'assurance de biens
— la ligne existe sur la vôtre. La victime ou ses proches saisissent le fonds
directement, sans passer par un assureur. Assurance de biens d'un côté, solidarité
nationale de l'autre : ce sont deux circuits séparés, et confondre les deux fait
perdre du temps au pire moment.
Ce que cette section vous invite à vérifier n'est donc pas la garantie attentat, qui
est acquise, mais ce à quoi elle est adossée : la garantie incendie de votre contrat,
ses montants, ses franchises, et l'existence ou non d'une perte d'exploitation.
Une garantie légale ne vaut jamais mieux que le contrat auquel elle
s'attache.
Ce que nous traitons ailleurs, en entier
Les autres questions d'assurance d'un habitant ou d'un professionnel du 6ᵉ ne sont pas
propres au 6ᵉ, et elles ont chacune leur page.
Le commerce et la restauration. Vitrine, stock, vandalisme,
occupation du domaine public :
assurance
commerce,
restaurant
et bar et
brasserie traitent le sujet en entier, licence et responsabilité du fait des
clients comprises.
Le bâti ancien et le front de mer. Le 7ᵉ voisin pose des questions
de compte de pièces et d'exposition au sel que nous traitons sur
assurance à Marseille 7ᵉ.
Le sinistre, quand il est déjà arrivé :
déclarer un sinistre, avec les délais par
nature d'événement.
Votre agence depuis le 6ᵉ
L'agence de la Corniche Kennedy est la plus proche : quelques minutes depuis
Castellane ou la Préfecture. Pour les trois situations décrites ici, le rendez-vous
sert à une chose précise — lire ensemble ce que vos contrats actuels
désignent. Un engin non déclaré, une adresse professionnelle périmée, une
garantie incendie sous-évaluée sont des erreurs qui ne se voient qu'en ouvrant les
conditions particulières, et qui se corrigent par un simple avenant tant que rien
n'est arrivé.
Ma trottinette électrique est-elle couverte par mon assurance habitation ?
Non, et c'est le contresens le plus répandu. Depuis 2019, un engin de déplacement personnel motorisé — trottinette, gyroroue, hoverboard — est juridiquement un véhicule terrestre à moteur. Or la responsabilité civile vie privée de votre multirisque habitation exclut les véhicules terrestres à moteur : c'est le principe même du partage entre le contrat du logement et le contrat du véhicule. Votre trottinette relève donc d'une assurance de responsabilité civile qui lui est propre, obligatoire au même titre que celle d'une voiture.
Je roule doucement, sur quelques centaines de mètres : suis-je vraiment obligé de m’assurer ?
Oui. L'obligation d'assurance ne dépend ni de la distance parcourue, ni de la vitesse à laquelle vous roulez, ni de la fréquence d'usage : elle tient à la nature de l'engin. Un véhicule terrestre à moteur doit être assuré en responsabilité civile dès lors qu'il est susceptible de circuler, même immobilisé. Rouler sans assurance n'est pas une contravention mais un délit, et surtout : si vous blessez quelqu'un, le Fonds de garantie indemnise la victime puis se retourne contre vous, sans limite de durée.
Mes enfants utilisent la trottinette du foyer : sont-ils assurés ?
Cela dépend de ce que dit le contrat, et c'est une clause à lire avant de prêter l'engin. Comme en automobile, le contrat désigne qui a le droit de conduire ; certaines formules couvrent tout conducteur autorisé, d'autres se limitent aux personnes nommément déclarées. Ne comptez pas sur la responsabilité civile familiale de votre contrat habitation pour rattraper l'oubli : elle exclut précisément ces engins. C'est un des rares points où la vérification prend deux minutes et où l'erreur se paie très cher.
Je travaille dans un espace partagé : ai-je besoin d’une assurance de local ?
Vous n'avez pas de local à assurer, mais vous avez toujours une activité à couvrir. L'exploitant de l'espace assure les murs et le mobilier commun, pas votre responsabilité professionnelle ni vos biens. Or votre responsabilité civile professionnelle suit votre activité et non une adresse : elle reste due partout, y compris chez un client ou à votre domicile. Ce qu'il faut vérifier n'est donc pas l'existence d'une garantie « local », mais que votre contrat n'ait pas été construit autour d'une adresse que vous n'occupez plus.
Mon ordinateur professionnel a été volé hors de mon bureau : quel contrat joue ?
Aucun des deux, dans la plupart des cas, et c'est exactement le trou que cette page signale. Votre contrat professionnel garantit le contenu du local désigné : dès que le matériel en sort, il n'est plus dans le champ, sauf extension expresse dite « matériel nomade » ou « biens hors du lieu d'exercice ». Votre contrat habitation, lui, exclut les biens à usage professionnel. Le matériel emporté doit donc être déclaré comme tel, avec sa valeur, dans le contrat professionnel.
Un attentat peut-il être exclu de mon contrat d’assurance ?
Non. Tout contrat garantissant l'incendie de biens situés en France doit couvrir les dommages matériels directs causés par un attentat ou un acte de terrorisme, et toute clause contraire est réputée non écrite. Cette garantie n'est ni une option ni un supplément : elle s'ajoute d'office à votre contrat, et elle s'applique dans les mêmes limites et franchises que la garantie incendie. C'est l'un des très rares points où vous n'avez rien à négocier ni à demander.
Et les blessures ? Sont-elles indemnisées par mon assurance ?
Non, et cette distinction est le cœur du sujet. Le dommage corporel des victimes d'un acte de terrorisme n'est pas indemnisé par l'assureur mais par un fonds public, le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions, financé par un prélèvement figurant sur toutes les quittances d'assurance de biens. Vous n'avez pas à passer par votre contrat pour le saisir. Votre contrat, lui, répond des murs, du mobilier et des marchandises — pas des personnes.
Apportez vos conditions particulières — habitation, auto, contrat professionnel s'il
y en a un. Nous regardons ensemble ce qu'elles désignent, et surtout ce qu'elles ne
désignent pas : l'engin qui vous sert tous les jours, le matériel qui vous suit, la
garantie à laquelle la loi en attache une autre. Sans engagement, et sans qu'il soit
nécessaire de devenir client.
Vous lisez cette page parce que le sujet vous concerne. Dites-nous où vous en êtes : l'agence Allianz Nogaro & Boetti vous rappelle sous un jour ouvré, sans engagement, et part de votre situation réelle plutôt que d'une case cochée en ligne.