Assurance propriétaire non occupant : qui contacter à Marseille ?
Le contrat de votre locataire protège votre locataire. Il ne vous protège pas, il ne
couvre pas le logement quand il est vide, et il ne répond de rien quand le dommage vient
du bâti plutôt que de l'occupant. L'assurance de propriétaire non occupant ferme ces
trois trous — et en copropriété, elle n'est pas facultative.
★★★★★4,8/5 — 297 avis Google25 ans auprès des bailleurs marseillais2 agences à Marseille
Quand la PNO est obligatoire — et quand elle ne l'est pas
C'est le point que presque tous les bailleurs inversent. L'obligation ne naît pas de la
mise en location : elle naît de la copropriété.
L'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965, dans sa rédaction issue de la loi ALUR,
impose à chaque copropriétaire de s'assurer contre les risques de responsabilité civile
dont il doit répondre, qu'il occupe son lot ou qu'il le loue. Un
appartement marseillais mis en location est presque toujours dans un immeuble en
copropriété : l'obligation s'applique donc dans l'immense majorité des cas.
La conséquence de cette rédaction est contre-intuitive et mérite d'être dite : une
maison individuelle louée, qui n'appartient à aucune copropriété,
échappe à ce texte. L'assurance y reste vivement conseillée — pour toutes les raisons
exposées plus bas — mais elle n'est pas imposée par lui.
Le raccourci à ne pas prendre : « je loue, donc je dois avoir une PNO »
est faux dans un sens et insuffisant dans l'autre. Faux, parce qu'une maison individuelle
n'est pas visée. Insuffisant, parce qu'un copropriétaire y est tenu même quand son lot
est vide, invendu ou en travaux — l'obligation suit la qualité de copropriétaire, pas
l'occupation.
Le fonctionnement de l'assurance de l'immeuble et la frontière entre parties communes et
privatives sont détaillés sur notre
page consacrée à
l'assurance en copropriété. Les deux sujets sont indissociables : c'est le même
article de loi, lu depuis deux places différentes.
Ce que le contrat de votre locataire ne couvre pas
Le locataire a lui aussi une obligation, mais elle vient d'un autre texte : la loi du
6 juillet 1989 lui impose de s'assurer contre les risques locatifs et de
vous en fournir la justification chaque année. C'est une obligation réelle, dont
l'inexécution vous ouvre une faculté précise : souscrire une assurance pour son compte et
en récupérer le coût, après une mise en demeure restée sans effet.
Mais son contrat, même parfaitement tenu, ne couvre pas ce qui suit :
Votre responsabilité de propriétaire. Un dommage causé par le bâtiment
lui-même — élément qui se détache, canalisation qui cède, défaut d'entretien — engage
le propriétaire, pas l'occupant. Le contrat du locataire ne répond pas de vous.
Les périodes sans occupant. Entre deux baux, il n'y a plus de contrat
de locataire. Le logement n'est couvert que par le vôtre.
Vos propres biens. Le mobilier que vous laissez sur place dans un
meublé, l'électroménager, la cuisine équipée : ce sont vos biens, dans un logement
occupé par un tiers. Le contrat du locataire ne garantit pas les biens d'autrui.
Le défaut d'assurance lui-même. Un locataire peut avoir résilié en
cours de bail sans vous en informer. Vous le découvrez au sinistre, c'est-à-dire trop
tard pour y remédier.
La vacance locative, angle mort du bailleur
C'est la période la plus mal couverte du cycle locatif, et personne n'y pense parce
qu'elle est censée être courte. Entre le départ d'un locataire et l'entrée du suivant, le
contrat de l'un a cessé et celui de l'autre n'a pas commencé.
Or c'est exactement le moment où l'on intervient dans le logement : rafraîchissement,
remplacement d'un chauffe-eau, visites, remise des clés à des tiers. Et c'est un moment
où personne ne vit sur place — un dégât des eaux peut courir plusieurs
semaines avant d'être vu, ce qui transforme une fuite en sinistre d'immeuble.
La PNO est le seul contrat qui traverse cette période sans interruption. C'est, à lui
seul, un motif suffisant de la souscrire, y compris là où la loi ne l'impose pas.
Responsabilité du propriétaire et recours des voisins
Un propriétaire répond du bâtiment dont il a la garde. Cette responsabilité ne se
transfère pas au locataire par le bail : elle reste attachée à la propriété, et elle se
déclenche sans qu'aucune faute n'ait à être démontrée dès lors que le dommage procède du
bien lui-même.
Deux garanties de la PNO répondent à des situations distinctes, et il est utile de ne pas
les confondre :
Situation
Ce qui joue
Qui est indemnisé
Le voisin subit un dommage venant de votre lot
Recours des voisins et des tiers
Le voisin
Votre locataire subit un dommage venant du bâti
Votre responsabilité de propriétaire
Le locataire
Le logement lui-même est endommagé
Garantie dommages aux biens de la PNO
Vous
Le dommage vient des parties communes
Assurance de l'immeuble
Selon l'origine, via l'assureur gestionnaire
Dans le parc ancien marseillais, la dernière ligne est celle qui revient le plus souvent.
Les colonnes communes, les canalisations encastrées et les toitures produisent des
dommages qui traversent plusieurs lots, et le dossier se règle alors entre trois
assureurs. Avoir un contrat en face de l'assurance de l'immeuble, c'est avoir quelqu'un
qui parle pour vous dans cette discussion.
Meublé, courte durée, colocation
La nature du bail change l'exposition, et donc ce qu'il faut déclarer.
La location meublée. Le mobilier, l'électroménager et les équipements
que vous laissez sur place sont vos biens. Ils ne sont garantis que si vous les avez
déclarés, avec une valeur qui corresponde à ce qui est réellement dans le logement.
La courte durée. Rotation rapide des occupants, remise des clés à
distance, absences prolongées entre deux séjours : ce n'est pas le même risque qu'un
bail de trois ans, et cela se déclare. Un contrat souscrit pour une location classique
ne s'étend pas d'office à une exploitation saisonnière.
La colocation. Selon que le bail est unique ou individuel, le nombre
de contrats d'occupant varie, et les périodes de rotation ne coïncident pas. La PNO
reste, elle, le seul contrat continu.
La location saisonnière n'est pas qu'un sujet d'assurance. À Marseille,
elle relève aussi d'une réglementation d'urbanisme — changement d'usage, enregistrement
auprès de la Ville — qui évolue et qui n'a rien à voir avec votre contrat. Aucune
assurance ne régularise une situation qui ne l'est pas ; déclarez l'activité telle qu'elle
est réellement exercée.
Ce que la PNO ne fait pas
Une page honnête dit aussi ce que le contrat ne couvre pas. Trois attentes reviennent, et
aucune des trois ne relève de la PNO :
Les loyers impayés. Ils relèvent d'une
garantie loyers
impayés distincte, qui s'apprécie sur le dossier du locataire — ses revenus, son
contrat de travail — et non sur le logement. C'est une souscription à part, avec ses
propres conditions d'entrée.
Les dégradations locatives. Elles se traitent d'abord par l'état des
lieux et le dépôt de garantie. Au-delà, elles se couvrent en complément de la garantie
loyers impayés, pas par la PNO.
La vétusté et l'entretien. Un contrat de dommages indemnise un
événement soudain, pas l'usure. Une canalisation en fin de vie qui finit par céder est
un sujet de travaux avant d'être un sujet d'assurance.
Ce qui fait varier le prix
Nous ne publions pas de fourchette. Ce qui pèse réellement sur une PNO :
la surface du logement et le nombre de pièces principales ;
la nature du bail : nu, meublé, courte durée, colocation ;
la valeur du mobilier que vous laissez sur place ;
l'âge et l'état de l'immeuble, et la sinistralité de la copropriété ;
les garanties retenues et le niveau des franchises ;
le nombre de logements si vous en détenez plusieurs — un contrat unique se négocie autrement que des contrats isolés.
Le seul chiffre qui vaille se calcule sur le bail et sur l'attestation de l'immeuble.
Nous les lisons sans engagement.
Qui contacter à Marseille pour une assurance propriétaire non occupant ?
Un interlocuteur qui lira votre règlement de copropriété avant de vous vendre un contrat : c'est lui qui décide de la frontière entre ce que couvre l'assurance de l'immeuble et ce que doit couvrir la vôtre, et cette frontière fait toute la différence le jour d'un dégât des eaux. Venez avec le règlement, votre bail et le contrat de votre locataire s'il existe. Nous sommes agents généraux Allianz, avec deux agences à Marseille — Corniche Kennedy dans le 7ᵉ et La Rouvière dans le 9ᵉ — et la relecture de vos contrats actuels est gratuite, même si vous n'êtes pas client.
L'assurance PNO est-elle obligatoire ?
Elle l'est dès lors que le logement se trouve en copropriété : l'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965, dans sa rédaction issue de la loi ALUR, impose à chaque copropriétaire de s'assurer en responsabilité civile, qu'il occupe son lot ou qu'il le loue. Une maison individuelle louée échappe à ce texte — l'assurance y reste vivement conseillée, mais elle n'est pas imposée par lui.
Mon locataire est assuré : pourquoi m'assurer aussi ?
Parce que son contrat le protège, lui. Il couvre les risques locatifs et sa responsabilité, dans les limites de ce qu'il a déclaré. Il ne couvre ni votre responsabilité de propriétaire, ni les périodes où le logement est vide, ni les dommages dont l'origine se trouve dans le bâti lui-même. Ce sont trois trous que seule la PNO ferme.
Que se passe-t-il si mon locataire n’est pas assuré ?
La loi du 6 juillet 1989 lui impose de s'assurer et de vous en justifier chaque année. S'il ne le fait pas, vous pouvez souscrire une assurance pour son compte et en récupérer le coût sur son loyer, après l'avoir mis en demeure sans résultat. C'est une faculté, pas une obligation — et elle ne vous dispense pas de votre propre contrat.
Le logement est vide entre deux locataires : suis-je couvert ?
Seulement par votre PNO. Le contrat du locataire sortant a cessé, celui du locataire entrant n'a pas commencé : pendant cette période, aucun contrat d'occupant ne veille sur le logement. Or c'est précisément le moment où l'on y intervient — travaux, visites, rafraîchissement — et où un dégât des eaux peut courir plusieurs semaines avant d'être vu.
La PNO couvre-t-elle les loyers impayés ?
Non, ce sont deux contrats distincts. La PNO couvre les dommages et la responsabilité ; le loyer impayé relève d'une garantie loyers impayés, qui s'apprécie sur le dossier du locataire et non sur le logement. Beaucoup de bailleurs découvrent cette frontière au moment où elle compte.
Les dégradations commises par le locataire sont-elles couvertes ?
Pas par la PNO, qui n'est pas une assurance contre le comportement de l'occupant. Les dégradations locatives se traitent d'abord par le dépôt de garantie et l'état des lieux de sortie, puis, au-delà, par une garantie spécifique adossée à la garantie loyers impayés. C'est une couverture à part, avec ses propres conditions d'entrée.
Un dégât des eaux part de mon appartement loué : qui répond ?
Cela dépend de l'origine. Une fuite venant d'un équipement du locataire engage son contrat ; une fuite venant d'une canalisation encastrée ou d'un élément du bâti engage la vôtre, ou celle de l'immeuble si l'élément est commun. Dans les faits, la convention IRSI désigne un assureur gestionnaire qui instruit et indemnise, et les assureurs règlent ensuite entre eux.
Je loue en meublé : cela change-t-il quelque chose ?
Oui, sur deux points. Le mobilier que vous laissez dans le logement vous appartient et doit être déclaré pour être garanti — le contrat du locataire ne couvre pas les biens d'autrui. Et si vous louez en courte durée, l'exposition n'est pas la même qu'en bail classique : rotation des occupants, remise des clés, absence prolongée. Cela se déclare.
Ma PNO couvre-t-elle plusieurs logements ?
Chaque logement fait l'objet de sa propre couverture, mais l'ensemble peut être réuni dans un contrat unique quand le nombre de lots le justifie. C'est une simplification réelle pour un bailleur qui détient plusieurs appartements : un seul interlocuteur, un seul échéancier, et une vue d'ensemble sur la sinistralité.
Combien coûte une assurance PNO à Marseille ?
Nous ne publions pas de fourchette. La prime dépend de la surface, de l'étage, de la nature du bail, du mobilier laissé sur place, des garanties retenues, des franchises et de la sinistralité du logement comme de l'immeuble. Un studio meublé loué au mois et un T4 nu en bail de trois ans ne se tarifent pas de la même manière.
Un logement loué, deux contrats, et une frontière entre les deux
Apportez votre bail, l'attestation de votre locataire et celle de l'immeuble. En une
lecture, vous saurez ce qui est couvert deux fois, ce qui ne l'est pas du tout, et ce
qui se passe le jour où le logement est vide. Sans engagement.
Si vous détenez plusieurs logements, venez avec la liste. Au-delà de
deux ou trois lots, les réunir dans un contrat unique simplifie l'échéancier et donne
enfin une vue d'ensemble sur la sinistralité — celle que les contrats isolés ne
laissent jamais voir.
Vous lisez cette page parce que le sujet vous concerne. Dites-nous où vous en êtes : l'agence Allianz Nogaro & Boetti vous rappelle sous un jour ouvré, sans engagement, et part de votre situation réelle plutôt que d'une case cochée en ligne.