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Allianz Nogaro & Boetti — deux agences à Marseille depuis 2001 Espace client · Corniche 7ᵉ : 04 91 59 10 00 · La Rouvière 9ᵉ : 04 91 59 10 54

Protection juridique du particulier à Marseille

La protection juridique ne répare aucun dommage. Elle finance et organise votre défense quand vous entrez en conflit avec quelqu'un. C'est le seul contrat d'assurance dont le Code fixe lui-même les règles du jeu : vous choisissez votre avocat, et vous disposez d'un recours contre votre propre assureur s'il refuse d'agir.

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Une assurance qui ne répare rien

Toutes les autres assurances que nous plaçons obéissent au même schéma : un dommage survient, on l'évalue, on le paie. L'incendie, le dégât des eaux, l'accident, le décès — un fait, un chiffre, un virement. La protection juridique ne fonctionne pas ainsi, et c'est pour cela qu'elle est mal comprise.

Son objet, défini par l'article L127-1 du Code des assurances, n'est pas de réparer un dommage mais de prendre en charge des frais de procédure ou de fournir des services lorsqu'un différend vous oppose à un tiers — que vous soyez attaqué ou que ce soit vous qui réclamiez. Ce qui est assuré ici, ce n'est pas un préjudice : c'est le coût et la complexité d'avoir raison.

La distinction avec la responsabilité civile tient en une phrase. La responsabilité civile paie votre adversaire quand vous lui avez causé un tort. La protection juridique paie votre défense, y compris quand c'est vous qui attaquez. Elles ne se remplacent jamais, et beaucoup de gens croient détenir la seconde parce qu'ils détiennent la première.

Cette différence de nature a une conséquence pratique immédiate : la protection juridique travaille en deux temps. D'abord l'amiable, où l'assureur agit lui-même — il qualifie juridiquement votre situation, écrit à l'adversaire, négocie. C'est le stade où se règle la majorité des dossiers, et le moins visible. Ensuite le judiciaire, où il finance votre défense sans plus décider à votre place. Tout le régime protecteur que la suite de cette page décrit se déclenche à ce basculement.

Le seuil d'intervention, le chiffre qui décide de tout

Quand un contrat de protection juridique est refusé, ce n'est presque jamais parce que le plafond est atteint. C'est parce que le plancher ne l'est pas.

Le seuil d'intervention est le montant en dessous duquel le litige n'est pas pris en charge. Sa logique est simple et rarement énoncée : engager une procédure coûte plus cher que ce qu'un petit litige peut rapporter, et une assurance qui financerait ces dossiers-là ferait perdre de l'argent à tout le monde, y compris à l'assuré qui y consacrerait deux ans.

Nous ne publions pas ce chiffre, et c'est délibéré. Il n'existe pas un seuil mais autant que de contrats, et il varie du simple au multiple selon les garanties et les domaines couverts. Un montant affiché sur cette page serait faux pour la moitié des lecteurs — et faux au pire moment, celui où quelqu'un décide de ne pas nous appeler parce qu'il a lu qu'il n'était pas concerné. Le seul chiffre qui vaille est celui de vos conditions particulières.

Deux réflexes en découlent, et ils valent pour tous les contrats du marché :

Le libre choix de l'avocat n'est pas une faveur

C'est le point le plus important de cette page, et celui que le plus grand nombre d'assurés ignorent : votre assureur ne peut pas vous imposer son avocat. Ce n'est ni une tolérance, ni un argument commercial, ni une clause qui se négocie.

L'article L127-3 du Code des assurances impose que le contrat stipule votre liberté de choisir un avocat — ou toute personne qualifiée par la législation en vigueur — chaque fois qu'il faut défendre, représenter ou servir vos intérêts, et chaque fois que survient un conflit d'intérêts entre vous et l'assureur. Le même article ajoute la sanction, et elle est radicale : toute clause contraire est réputée non écrite. Une stipulation de ce genre ne produirait aucun effet, même signée de votre main.

Le droit s'ouvre plus tôt qu'on ne le croit. L'article L127-2-3 prévoit que l'assuré peut confier la défense de ses intérêts à un avocat de son choix dès qu'il est en droit de réclamer l'intervention de la garantie. La liberté ne commence donc pas au tribunal : elle commence à la déclaration du litige.

Deux règles complètent le dispositif, et ce sont les plus surprenantes pour un lecteur qui découvre le sujet. Elles figurent à l'article L127-5-1 :

  1. L'assureur ne peut pas vous proposer le nom d'un avocat sans une demande écrite de votre part. Il peut vous recommander quelqu'un, mais seulement si vous le lui avez demandé — pas l'inverse. La règle paraît formaliste ; elle protège en réalité contre le réflexe le plus naturel du monde, qui est d'accepter le nom qu'on vous tend un jour où l'on est déjà en difficulté.
  2. Les honoraires se fixent entre l'avocat et vous, sans pouvoir faire l'objet d'un accord avec l'assureur. Votre avocat est votre conseil, pas son prestataire : il ne rend de comptes qu'à vous, et le montant convenu ne se négocie pas au-dessus de votre tête.

Le contrat, lui, garde le droit de plafonner ce qu'il rembourse, le plus souvent par un barème par acte ou par juridiction. Il faut tenir les deux idées ensemble sans les confondre : le plafond limite le remboursement, jamais le choix. Si les honoraires de l'avocat que vous avez retenu dépassent le barème, la différence reste à votre charge — et cela se sait avant de signer la convention d'honoraires, pas après.

Le même souci d'indépendance explique une obligation que l'on ne voit jamais de l'extérieur : l'assureur doit organiser une séparation entre la gestion de la protection juridique et ses autres activités. Selon l'option qu'il retient, la gestion est confiée à une entreprise juridiquement distincte, ou bien le personnel qui traite ces dossiers n'intervient sur aucune autre branche, ou bien le libre choix de l'avocat vous est ouvert dès la déclaration. Le motif est le même dans les trois cas : la personne qui décide de financer votre procès ne doit pas être celle qui, ailleurs dans la maison, assure votre adversaire.

Quand l'assureur ne veut pas y aller

Voici la situation que personne n'anticipe. Vous déclarez un litige, l'assureur l'examine, et il conclut que l'affaire est perdue d'avance ou qu'il n'y a pas lieu d'engager une procédure. Vous, vous pensez le contraire. Qui tranche ?

Pas lui. L'article L127-4 prévoit qu'en cas de désaccord sur les mesures à prendre pour régler le différend, la difficulté peut être soumise à une tierce personne, désignée d'un commun accord ou, à défaut, par le président du tribunal judiciaire. Les frais de cette procédure sont en principe à la charge de l'assureur — le juge peut en décider autrement si l'assuré a usé de cette faculté dans des conditions abusives.

Et si vous y allez seul ? L'article L127-5 répond à ce cas précis : si vous avez engagé une procédure à vos frais et que vous obtenez une solution plus favorable que celle proposée par l'assureur ou par la tierce personne, l'assureur vous indemnise des frais exposés, dans la limite du montant de la garantie. Avoir eu raison contre l'avis de son assureur ne se paie donc pas de sa poche.

Ces deux articles n'ont rien de théorique, mais ils ne servent qu'à ceux qui les connaissent : un assuré qui reçoit un refus motivé le range dans un dossier et n'en parle plus. C'est la raison pour laquelle nous les mentionnons systématiquement à la souscription, et non le jour où le refus tombe. Un droit dont on apprend l'existence après coup a déjà perdu la moitié de son intérêt.

Ce que votre contrat auto appelle « défense » n'en est pas

Ouvrez vos conditions particulières d'automobile : vous y trouverez presque à coup sûr une ligne « défense pénale et recours suite à accident ». Elle rassure, et elle induit en erreur une personne sur deux.

Cette garantie est l'intervention de votre assureur de responsabilité pour deux choses très précises : vous défendre devant le tribunal si l'accident vous vaut des poursuites, et réclamer à l'adversaire ce qu'il vous doit. Elle est utile, elle est presque toujours incluse, et elle s'arrête là où s'arrête le sinistre couvert par le contrat.

Défense et recours (contrat auto ou habitation) Protection juridique
Ce qui la déclenche Un sinistre garanti par le contrat Un différend avec un tiers, quel qu'en soit l'objet
Qui est en face L'adversaire de l'accident Employeur, voisin, artisan, commerçant, administration
Votre position Défendeur, ou demandeur contre le responsable Défendeur ou demandeur, indifféremment
Le régime du chapitre L127 Ne s'applique pas S'applique

La dernière ligne est celle qui compte. Une garantie défense et recours n'ouvre ni le libre choix de l'avocat au sens de l'article L127-3, ni le recours en cas de désaccord de l'article L127-4. Ce n'est pas une version allégée de la protection juridique : c'est autre chose. Nos pages assurance auto à Marseille et assurance habitation à Marseille détaillent ce que ces deux contrats couvrent réellement.

Un litige déjà né ne s'assure plus

C'est le premier motif de refus, et le seul qu'aucune discussion ne rattrape. L'assurance porte sur un risque, c'est-à-dire sur un événement incertain. Un litige déjà né n'est plus incertain : il est certain. On ne peut pas plus l'assurer qu'on ne peut assurer une maison qui brûle déjà.

Concrètement, deux mécanismes distincts écartent les dossiers trop tardifs :

La conséquence est inconfortable à écrire, mais elle est honnête. Une protection juridique se souscrit quand on n'a besoin de rien. Si vous nous appelez avec un conflit en cours, nous vous le dirons plutôt que de vous vendre un contrat qui ne jouera pas — et nous regarderons d'abord si l'un de vos contrats existants le couvrait déjà.

Ce qu'elle ne paiera jamais

Trois limites tiennent au droit lui-même, et non aux conditions du contrat. Aucune ne se négocie, chez aucun assureur.

  1. L'amende. Une amende est une peine, personnelle par nature. La faire payer par un assureur lui retirerait son objet, et la loi l'interdit. Les frais de votre défense se couvrent ; la sanction, jamais. La même logique vaut pour toute condamnation prononcée contre vous : la protection juridique finance le procès, elle n'en absorbe pas le résultat.
  2. Le litige avec l'assureur lui-même sur ce contrat. Il ne peut pas financer une procédure dirigée contre lui au titre du contrat qui la financerait. C'est là que les articles L127-4 et L127-5 prennent le relais : le législateur a prévu une voie de sortie précisément parce que celle-ci était fermée.
  3. Les litiges liés à l'utilisation d'un navire de mer. Le Code les écarte du champ de ce chapitre à l'article L127-6. La nuance est décisive et rarement énoncée : ce n'est pas la garantie qui disparaît, c'est le régime protecteur — libre choix, recours en cas de désaccord — qui ne s'impose plus. Ce que couvre un contrat de plaisance se lit alors dans le contrat, et nulle part ailleurs : c'est l'objet de notre page assurance bateau et plaisance à Marseille.

Vous en avez probablement déjà une

C'est la première chose que nous vérifions, et la plus rentable pour vous : la protection juridique est l'une des garanties les plus souvent détenues en double, parce qu'elle voyage cachée dans d'autres contrats.

Deux contrats ne doublent pas la garantie. Ils doublent la cotisation. En cas de litige, les assureurs se répartissent la charge, et vous n'obtenez pas deux fois la prise en charge du même avocat. Le tri se fait en une lecture de vos conditions particulières, et il aboutit assez souvent à une résiliation plutôt qu'à une souscription.

Ce qui fait varier le coût

Nous ne publions pas de tarif : une protection juridique se construit par domaines, et deux contrats portant le même nom peuvent couvrir des périmètres sans rapport. Ce qui pèse réellement :

Ces éléments ne se comparent utilement qu'ensemble. Un contrat moins cher dont le seuil est deux fois plus haut n'est pas moins cher : il est moins souvent utile.

FAQ — 12 questions sur la protection juridique

La protection juridique paie-t-elle mon avocat ou me défend-elle elle-même ?
Les deux, selon le stade. Tant que le litige se règle à l'amiable, l'assureur intervient lui-même : il analyse votre dossier, écrit à l'adversaire, négocie. Dès qu'une procédure judiciaire ou administrative est engagée, il n'a plus la main sur le choix du défenseur : c'est vous qui désignez l'avocat, et l'assureur prend en charge ses honoraires dans les limites prévues au contrat.
L'assureur peut-il m'imposer son avocat ?
Non, et c'est écrit dans la loi. L'article L127-3 du Code des assurances impose que le contrat prévoie votre liberté de choisir un avocat, et précise que toute clause contraire est réputée non écrite — elle ne produit donc aucun effet, même si vous l'avez signée. C'est l'un des rares droits que vous n'avez ni à négocier ni à demander.
Puis-je demander à mon assureur de me recommander un avocat ?
Oui, mais l'initiative doit venir de vous. L'article L127-5-1 interdit à l'assureur de vous proposer le nom d'un avocat sans que vous le lui ayez demandé par écrit. La règle a l'air procédurière ; elle protège en réalité contre un réflexe très naturel — accepter le nom qu'on vous tend, sans savoir qu'on aurait pu en choisir un autre.
Qui fixe les honoraires de l'avocat, lui ou l'assureur ?
Vous et lui, sans l'assureur. Le même article L127-5-1 prévoit que les honoraires se déterminent entre l'avocat et son client, sans pouvoir faire l'objet d'un accord avec l'assureur. Le contrat, lui, fixe seulement ce qu'il rembourse, souvent par un barème par type d'acte ou de juridiction. La différence, s'il y en a une, reste à votre charge.
Mon litige est-il assez important pour être pris en charge ?
C'est la première question à poser, et elle se règle par un chiffre appelé seuil d'intervention. En dessous de ce montant, le contrat ne joue pas, quelle que soit la valeur de votre argument. Ce seuil figure à vos conditions particulières et varie fortement d'un contrat à l'autre : nous ne le publions pas, nous le lisons avec vous sur le vôtre.
Que se passe-t-il si l'assureur estime que l'affaire est perdue d'avance ?
Vous n'êtes pas bloqué. L'article L127-4 ouvre une voie : le désaccord sur les mesures à prendre est soumis à une tierce personne désignée d'un commun accord ou, à défaut, par le président du tribunal judiciaire. Les frais de cette procédure sont en principe à la charge de l'assureur. Très peu d'assurés savent que cette porte existe, et elle est écrite dans leur contrat.
Et si j'engage la procédure seul et que je gagne ?
L'assureur vous rembourse. L'article L127-5 prévoit que si vous avez engagé une procédure à vos frais et obtenu une solution plus favorable que celle proposée par l'assureur ou par la tierce personne, il vous indemnise des frais exposés, dans la limite du montant de la garantie. Autrement dit, avoir eu raison contre l'avis de son assureur ne se paie pas de sa poche.
Mon adversaire est assuré chez le même assureur que moi. Est-ce un problème ?
C'est précisément la situation que la loi anticipe. Un conflit d'intérêts entre vous et votre assureur ouvre immédiatement votre liberté de choisir un avocat, sans attendre qu'une procédure soit engagée. L'assureur doit par ailleurs organiser une séparation entre la gestion de la protection juridique et ses autres branches : ce n'est pas une bonne pratique, c'est une obligation.
La garantie « défense et recours » de mon contrat auto est-elle une protection juridique ?
Non, et la confusion est la plus fréquente sur ce sujet. Cette garantie est l'intervention de votre assureur de responsabilité pour vous défendre après un accident et récupérer ce qui vous est dû. Elle est utile, mais elle ne relève pas du régime du chapitre protection juridique : elle ne couvre que les suites d'un sinistre du contrat, pas un litige avec votre employeur, votre voisin ou un commerçant.
Puis-je souscrire une protection juridique alors que mon litige a déjà commencé ?
Non. Un litige né, ou dont le fait générateur est antérieur à la souscription, n'est pas couvert — c'est la condition même de l'assurance, qui porte sur un risque et non sur une certitude. La plupart des contrats ajoutent un délai d'attente après la souscription pour la même raison. C'est le premier motif de refus, et le seul qu'aucune négociation ne rattrape.
L'assurance peut-elle payer mon amende ?
Jamais. Une amende est une peine, personnelle par nature, et son paiement par un tiers lui retirerait son objet : la loi l'interdit. La protection juridique prend en charge les frais de votre défense — avocat, expertise, huissier, frais de justice — mais ni l'amende, ni la condamnation prononcée contre vous. C'est une limite du droit, pas une restriction du contrat.
J'ai peut-être déjà une protection juridique sans le savoir. Comment vérifier ?
C'est très probable, et c'est la raison la plus fréquente de payer deux fois. Une protection juridique peut être incluse dans votre multirisque habitation, dans votre contrat auto, dans une carte bancaire, dans une adhésion syndicale ou associative. Apportez-nous vos conditions particulières : nous cherchons d'abord ce que vous avez déjà, avant de parler d'un contrat de plus.

Commencez par ce que vous avez déjà

Apportez vos conditions particulières d'habitation et d'automobile, et la notice de votre carte bancaire si vous l'avez conservée. Une lecture répond aux trois questions qui comptent : possédez-vous déjà une protection juridique, quel est son seuil, et quels domaines couvre-t-elle. Il arrive que la conclusion soit qu'il n'y a rien à souscrire.

Agence La Rouvière — Marseille 9ᵉ

83 Boulevard du Redon, 13009 Marseille

Mar-Ven : 9h-12h30 / 13h30-17h30 · Sam : 9h-12h30

04 91 59 10 54 · ★ 4,8 (195 avis)

Itinéraire Google Maps

Un litige a déjà commencé ? Ne souscrivez rien avant de nous avoir appelés. Un contrat pris après la naissance du différend ne le couvrira pas, et vous l'auriez payé pour rien. En revanche, il est fréquent qu'une garantie déjà présente dans un contrat en cours s'applique sans que personne ne l'ait remarquée : c'est par là qu'il faut commencer.

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